Où est Charlie ? Le monde des urgences

J’ai déjà partagé ma vision hautement philosophique des gardes aux Urgences chirurgicales. Mais au fil du temps, d’autres anecdotes me reviennent. Notamment, l’impressionnante logistique des lieux…

Dimanche matin, 8h30, Centre Hospitalier Régional. L’externe arrive aux urgences chirurgicales. C’est sa première garde. Il ne va rien savoir faire. Il se présente. Soupirs, haussements de sourcils. On ne va pas l’accueillir avec des banderoles. Ni retenir son nom d’ailleurs, puisqu’on peut l’appeler de façon plus générique « l’externe » — les amateurs de Scrubs se souviendront de Perry Cox appelant John Dorian « bizuth » ou Joséphine à longueur de journée…

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    Le défaut de mes billets…

    C’est qu’ils sont trop longs.
    En général.

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      C’est l’histoire de la vie !

      Il y a une blague assez récurrente de la part des proches masculins d’un étudiant en médecine : « si tu fais un stage en gynécologie, tu veux bien me prendre comme assistant ? »

      Examinons cette requête.

      Premièrement, ceux qui suivent un peu ce blog savent que les externes sont placés au bout du rouleau de la chaîne des salariés de l’hôpital : par exemple, à Lille, ils paient plein tarif pour manger ou pour se garer sur les parkings des hôpitaux ; à Roubaix, la Direction des Affaires Médicales ne veut même pas leur prêter de blouse pour bosser (ok, vous êtes prof, voici votre classe, mais c’est vous qui ramenez votre tableau noir). Or, les patients qui arrivent au Centre Hospitalier – voire Universitaire Régional – s’attendent à être pris en charge par des professionnels de santé spécialisés, pas par des jeunes hommes avec une blouse de femme trop courte qui traînait dans un placard. C’est un peu comme s’ils venaient manger chez Maxim’s et qu’on les servait dans un cornet de frites en papier tâché de graisse…
      Toutefois, les patients acceptent souvent très bien d’être vus par des « externes » (j’évitais quand même le mot « étudiant », par principe), ou par des deuxième-troisième années (PCEM2-DCEM1) passant juste en troupeau pour « palper leur gros cou » ou « écouter leur souffle cardiaque »… Mais il ne faut pas exagérer de la bonté des gens en rajoutant un assistant à l’assistant de l’assistant ; que dirait-on si le sommelier de Chez Maxim’s venait systématiquement avec le travailleur saisonnier qui a piétiné le raisin en septembre 1996 ?

      Deuxièmement, il faut savoir que la gynécologie-obstétrique, ce n’est pas un défilé de mode de naturistes. Il s’y dit des phrases sans glamour telles que « et vos dernières règles datent de quand ? », « vous pouvez enlever le bas, s’il vous plait ? », « je vais faire un examen gynécologique », « oui, l’échographie c’est par l’intérieur au premier trimestre de grossesse, en effet, désolé ». Le genre de truc que Karl Lagerfeld n’ose prononcer que rarement lors des démonstrations de Haute Couture.

      Vous comprenez donc qu’il apparaît impossible tant pour les patients que pour vous-même de vous inviter physiquement en stage de gynécologie-obstétrique. Toutefois, compte tenu de la récurrence de cette fameuse blague de « l’assistant de gynécologie », je peux quand même vous proposer une petite visite mentale…

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        Le blog a retourné des données non valides. Et moi j’ai retourné le blog.

        Un petit post rapide pour rassurer les visiteurs des cinq derniers jours sur ma santé mentale, et éventuellement pour servir de tutoriel à ceux qui seraient embêtés comme moi… Attention ce n’est pas du tout mon domaine, donc ne prenez pas tout pour parole d’Evangile (et il se peut que certains termes techniques aient été malmenés durant la rédaction de ce billet ;-))

        Enoncé
        Le week-end dernier, j’ai publié mon article « J’ai une mission pour toi » (initialement en p=211 et maintenant en 369, ce qui implique tout de même 158 modifications cette semaine). Tout se passait bien, jusqu’à ce que je fasse quelques corrections depuis mon PC, sur les conseils bien avisés de ma relectrice de Chérie… Juste après ces modifications sur PC (j’insiste) et le poste d’un commentaire, mon application WordPress iOS sur iPhone ne voulait plus mettre à jour la liste des articles, et me répondait « Le blog a retourné des données non valides ».

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          « J’ai une mission pour touaa… »

          Le Centre Hospitalier Régional Universitaire (CHRU) est une jungle administrative. Physiquement, il répond au deuxième principe de thermodynamique : « toute transformation d’un système thermodynamique s’effectue avec augmentation de l’entropie globale… »

          L’entropie, c’est ce qui fait que même si vous vous couchez avec les cheveux laqués et gominés, votre tignasse ressemblera quand même à un nid de poule le lendemain. C’est ce qui fait aussi que les patients se perdent dans les couloirs de consultations, que leurs dossiers se retrouvent avec un mauvais étiquetage dans le bureau des archives de l’année passée ou du siècle précédent, ou encore que la clé du coffre où est rangé l’indispensable appareil photo se trouve dans la poche de blouse de l’interne de garde qui est reparti avec le tout. Bref, le CHRU obéit à l’entropie, qui évolue inéluctablement vers le désordre le plus total.

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