Itinéraire d’un article publié (1/2) : pré-requis

Après les précédents billets sur le calendrier de l’avent du Netophonix en cours (et que je continue à vous recommander ^^), retour à la médecine 🙂 Commençons par deux sites d’intérêt récemment découverts, à ajouter à la liste précédente :

  • le génial MedicoSport de Vidal, qui liste pour les principales activités physiques les bénéfices attendus, les risques, le niveau de fun ou technicité… C’est très bien fait, je l’ai même inclus de base sur mes certificats de sport (je le laisserai parfois, ou je supprimerai – en tout cas, ça me fera penser à aller consulter le site, car c’est toujours le problème quand on trouve de bons sites, parfois on les oublie…) https://www.vidal.fr/infos-sport-medicosport-sante/
  • un site-appli pour utiliser la liste Stopp & Start, à utiliser soit de façon systématique (dans le cadre d’une thèse ? ;)), soit de façon ponctuelle pour quelques patients aux lourdes ordonnances : http://stoppstart.free.fr/ C’est le travail de thèse du Dr Anne Frey-Geoffret de Versailles, présenté ici.

Bien, sinon le sujet du jour (et de la semaine prochaine) est l’itinéraire d’un article. Je parle ici à partir de mes petites expériences, dans des journaux n’ayant souvent pas de grandes prétentions. Soit vous connaissez déjà et ça va vous amuser, soit vous ne connaissez pas et ça va sans doute vous sembler un peu sordide.

Tout commence par une idée…

De cette idée peut naître une thèse ; de la thèse peut naître un article.

Supposons que la soutenance de thèse, telle la guerre de Troie, a bien eu lieu… Vous voici désormais avec un document a priori bien présenté, avec des références qui fonctionnent, le tout assez proche d’un article si vous avez suivi ce billet par exemple. Dans mon expérience (n = 34), sans contrat préalable passé entre le directeur et le thésard à ce sujet, moins de 10% des thésards vont écrire eux-mêmes un article… ça sera donc au directeur (vous ?) de s’y coller s’il pense que la recherche menée présente un intérêt pour d’éventuels lecteurs (oui, parce que bon, sinon c’est assez peu utile et motivant). Il y aura alors plusieurs étapes à respecter.

Pré-requis. Connaître votre objectif de vie (et 2-3 mots-clés). 

Si votre objectif est d’être universitaire, il y a des critères à respecter, disponibles sur le site du CNU. Par exemple, pour la médecine générale (sous-section 53.03), il faut 5 articles dont au moins 2 dans les revues de médecine générale (= Exercer principalement, le message est très clair) et 3 dans une revue avec un impact factor (IF) supérieur ou égal à 1.

Critères CNU concernant les publications pour être MCU de médecine générale (il y a des critères cliniques, enseignements...)

Critères CNU concernant les publications pour être MCU de médecine générale (il y a des critères cliniques, enseignements…)

Pour d’autres sous-sections, ça sera 3 articles en premier auteur dans les revues de la discipline ; 5 articles originaux en premier, deuxième, avant-dernier ou dernier auteur, dans des revues rangs SIGAPS A ou B ; etc. Il y autant de critères que de sous-section.

Si votre objectif est de publier pour diffuser et valoriser les travaux que vous avez fait ou accompagné, il y a trois choses importantes.

1 – Est-ce que votre article est formidable et peut être publié dans une revue avec un IF furieusement haut ?

On parle ici par exemple des revues de rang SIGAPS A ou B :

  • NEJM (IF à 79,258)
  • Lancet (IF à 53,254)
  • JAMA (IF à 47,661)
  • Nature Medicine (IF à 32,621)
  • BMJ (IF à 23,295)
  • et tant d’autres : PLoS Medicine, American Journal of Preventive Medicine, Am J of Spots Medicine, Cell, Chest, Alzheimer’s and Dementia, Blood, Gut, Haematologica, Heart, etc.

Si oui, d’une part, allez-y et bonne chance ; d’autre part, vous n’avez rien à apprendre ici, merci d’être passé !

2 – Sinon, est-ce que vous voulez que votre article modeste puisse être facilement retrouvé demain ? 

Si oui, il faut vous tourner vers les revues indexées, et en priorité les revues indexées sur MEDLINE (PubMed).

A défaut, vous pouvez vous tourner vers des revues indexées sur d’autres bases, telles que Web of Science de Clarivate Analytics (depuis 2018, Exercer est indexée sur cette base, qui peut par exemple être retrouvée via le moteur de recherche français LiSSa, et lui permettre d’être « NC » sur SIGAPS – au lieu de ne pas y apparaître).

Si vous vous en fichez, vous pouvez vous tourner vers des revues non indexées.

3 – … ou est-ce que vous voulez que votre article modeste soit lu aujourd’hui ?

Dans ce cas, les journaux français de spécialité sont intéressants, quelque soit leur IF. Citons par exemple :

  • Thérapie (… qui en plus a un IF à 1,52, , SIGAPS D) à laquelle sont abonnés les centres de pharmacovigilance
  • Revue d’épidémiologie de santé publique (IF à 0,716, SIGAPS E)
  • Revue de pneumologie clinique (IF à 0,343, SIGAPS E)
  • Progrès en urologie (IF à 0,819, SIGAPS E)
  • L’Encéphale (IF à 0,599, SIGAPS E)
  • Annales de cardiologie et angiologie (pas d’IF, SIGAPS NC)
  • Exercer (pas d’IF, SIGAPS NC)
  • etc.

A priori, personne en France n’est abonné à « American Journal of Alzheimer’s disease and other dementias » (IF = 1,774). L’article sera lu par les gens qui chercheront la thématique en lien avec votre article : il sera sûrement lu (demain), mais probablement moins aujourd’hui que si vous le publiez dans l’Encéphale ou dans Exercer.

Quelques définitions : 

J’ai parlé d’impact factor (IF) et SIGAPS, qui sont les deux principaux outils de bibliométrie utiles en France. Les spécialistes de bibliométrie diront qu’il en existe d’autres : CiteScore, Source Normalized Impact per Paper SNIP, SCImago Journal Rank SJR, etc. Mais faisons simple : soit vous voulez être universitaire et ce qui compte en 2018 c’est encore très majoritairement IF et SIGAPS ; soit vous ne voulez pas être universitaire et dans ce cas, vous vous en fichez (sauf si vous êtes un spécialiste de bibliométrie ^^)

L’IF, c’est le rapport suivant : « nombre de citations des articles des années N-1 et N-2 » / « nombre d’articles des années N-1 et N-2 ». Une revue avec un IF à 1, ça signifie qu’en moyenne, ses articles des 2 dernières années ont été cités une fois. Je vous laisse imaginer toutes les possibilités de perversion de ce système, en matière d’auto-citations, de choix éditoriaux ou de choix de recherches que ça peut impliquer ; si vous manquez d’imagination, la page Wikipedia sur l’IF est assez complète.

Le score SIGAPS (Système d’Interrogation, de Gestion et d’Analyse des Publications Scientifiques) est un score Lillois (cocorico) qui a plusieurs buts :

  • gommer les injustices : si vous êtes en médecine générale, en informatique médicale, en médecine du sport ou des données assez généralistes, l’IF des revues de référence est assez faible ; à l’inverse, si vous êtes en génétique, en cancérologie, les articles ont tendance à être cités et recités, et vos revues de référence ont des IF plus élevé (c’est un peu caricatural évidemment).
  • synthétiser la recherche effectuée par un chercheur, par une unité de recherche ou un établissement…
  • guider la part « Publications » de la part modulable du financement MERRI (missions d’enseignement, de recherche, de référence et d’innovation) auxquelles sont éligibles les centres hospitaliers (pas les généralistes, merci pour eux)… C’est environ 60 % de la part modulable et 1/4 du financement MERRI.

Je sais, ça n’est pas très clair. Mais j’y viens. Quand vous publiez dans une discipline (« médecine générale », « psychiatrie », « pneumologie »…), vous publiez dans une revue qui peut être parmi les plus hauts IF de cette spécialité ou les plus bas (voire non indexé). Cet « IF dans la discipline » donne une lettre SIGAPS :

Dans chaque discipline, 10 % des revues ont un rang A, 15 % un rang B, 25 % un rang C, 25% un rang D, 25 % un rang E, le reste est NC (uniquement si indexé mais sans IF)

Pour gommer les injustices, dans chaque discipline, 10 % des revues ont un rang A, 15 % un rang B, 25 % un rang C, 25% un rang D, 25 % un rang E, le reste est NC (uniquement si indexé mais sans IF)

Ensuite, pour connaître le nombre de points SIGAPS apporté à un auteur par une publication, il faut faire le produit du (rang de la revue) x (place de l’auteur), selon les points suivants (on se croirait un peu à la belote, je sais) :

  • Rang A = 8 points ; Rang B = 6 points ; Rang C = 4 points ; Rang D = 3 points ; Rang E = 2 points ; Rang NC = 1 point
  • 1er auteur = 4 points ; 2ème auteur = 3 points ; 3ème auteur = 2 points ; avant-dernier auteur = 3 points ; dernier auteur = 4 points ; autres places = 1 point

Par exemple, si vous publiez dans le NEJM comme premier auteur, c’est la cagnotte : 32 points SIGAPS (8 x 4) pour vous ! Si vous publiez dans Exercer comme avant-dernier auteur, vous avez 3 points (rang NC = 1, multiplié par 3 points de la place avant-dernier). Ou si vous publiez comme premier auteur dans un rang E (4 x 2 = 8 points), c’est pareil que si vous publiez comme auteur « sans rang utile » (entre 4 et avant-avant-dernier) dans un rang A (1 x 8 = 8 points). Si vous voulez en savoir plus, cet article est très clair.

Le score a évidemment été détourné rapidement en 2015, avec l’introduction de nouveaux critères CNU pour le recrutement de MCU et PU dans certaines spécialités (radiologie, réanimation, néphrologie, etc.) sur des scores respectifs de 200 et 400 points SIGAPS. La médecine générale, à raison, n’a pas retenu le score SIGAPS dans ses critères comme montré plus haut, pour une raison simple… voici les scores SIGAPS A et B (38 premières revues sur les 155 classées comme « médecine générale ou interne » sur le Journal of Citation Reports) :

Aucune revue française

Le rang A s’arrête à la revue 16 (IF > 5). Aucune revue française sur les rangs A et B.

Enfin, comme dit plus haut, les points SIGAPS permettent de répartir l’enveloppe modulable « Publications » du MERRI (environ 500 millions d’euros par an). Entre 2004 et 2014, 192 886 articles ont été publiés (article du 30 novembre…). Selon le rythme de publications, le point SIGAPS peut varier un peu, mais globalement, 1 point = 500€. Donc 1er auteur dans une revue de rang E = 8 points = 4 000€ pour l’hôpital.

Une fois ces notions connues, nous verrons mardi prochain quelques réflexions et astuces sur « comment publier ».

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    [FMC] Ma fiche « première consultation de grossesse »

    (Ca n’est pas le billet du mardi matin en avance, il y aura bien un billet demain matin ^^) 

    Vous devez commencer à en avoir marre de ces articles qui commencent par un tweet… Mais j’avais dit à WhyDoc que je lui filerai ma fiche, donc voilà. Cette fiche est dérivée d’une précédente déjà en ligne. En pratique, je lis chaque paragraphe, et supprime (souvent) / ajoute (rarement) en fonction de ce que je sais et des réponses des patientes (notamment sur l’alcool et le tabac).

     

    ANTICIPER UNE GROSSESSE 

    – Arrêter le tabac, l’alcool 

    – Prendre de la vitamine B9 avant la conception idéalement… 

    – Mettre à jour les vaccinations (rubéole, coqueluche). 

    MEDICAMENTS

    Ne prenez pas de médicaments pendant la grossesse sans demander conseil préalablement à votre médecin ou pharmacien (y compris vos médicaments « usuels »). 

    En cas de douleurs, vous pouvez prendre du paracétamol à raison de 3 grammes par jour. Les AINS (IBUPROFENE, DICLOFENAC, etc.) sont contre-indiqués pendant la grossesse, y compris en pommade. 

    Par contre, il est recommandé de prendre de la vitamine B9 (folate) 0,4 mg/j jusqu’à 8 SA.

    ALCOOL, TABAC

    La règle pendant la grossesse est 0 alcool, 0 tabac… 

    Si vous fumez, vous pouvez bénéficier d’une prise en charge sans limite et sans avance de frais (remboursement par la sécurité sociale) pour les substituts nicotiniques tels que les patchs et gommes… 

    CMV

    Le contact avec les enfants de bas âge est le facteur de risque le plus important. Il faut donc limiter le contact avec les urines, la salive et les larmes des jeunes enfants de moins de 3 ans (surtout s’ils sont gardés en collectivité) pour les femmes enceintes et leurs conjoints :

    ▪Ne pas sucer la cuillère ou la tétine, ne pas finir les repas d’enfants de moins de 3 ans

    ▪Ne pas partager leurs affaires de toilette (gants de toilettes)

    ▪Limiter le contact buccal avec larmes et salive

    ▪Laver soigneusement les mains à l’eau et savon (ou solution hydro-alcoolique) après chaque contact avec l’urine (couche, pot, pyjama, change) des enfants de moins de 3 ans

    LISTERIOSE

    Listeria est une bactérie présente dans le sol, la végétation et l’eau… 

    Il faut donc éviter…

    ▪Fromage à pâte molle au lait cru : enlever la croûte des fromages

    ▪Lait : consommer uniquement les laits pasterurisés, UHT ou stérilisés

    ▪Charcuterie (pâté, rillettes, produits en gelée, jambon…) : préférer les produits pré-emballés aux produits vendus à la coupe ; à consommer rapidement après achat

    ▪Graines germées (soja)

    ▪Poissons crus ou fumés (saumons), crustacés, coquillages crus, tarama non pasteurisé

     

    Et appliquer les règles d’hygiène logiques qui en découlent :

    ▪Cuire les aliments d’origine animale (viandes, poissons)

    ▪Laver les légumes crus et herbes aromatiques

    ▪Conserver les aliments crus (viande, légumes…) séparément des aliments cuits / prêts à être consommés

    ▪Se laver les mains et nettoyer les ustensiles de cuisine qui ont été en contact avec des aliments non cuits

    ▪Nettoyer fréquemment puis désinfecter à l’eau de javel le réfrigérateur

    ▪Réchauffer soigneusement les restes alimentaires et plats cuisinés

    ▪Respecter la chaîne du froid

     

    SALMONELLOSE

    Salmonella (non typhi) est une bactérie parmi les plus courantes dans les toxi-infections alimentaires. 

    Elle se transmet via la viande non cuite (cf. précautions ci-dessus), le lait et les œufs :

    ▪Les conserver au réfrigérateur

    ▪Ne pas consommer d’œufs crus ou mal cuits (blanc et jaune fermes)

    ▪Préparer les produits à base d’œufs sans cuisson le plus près possible du moment de la consommation et les maintenir au froid (mayonnaise, crème, mousse au chocolat, pâtisserie…)

    ▪Eviter de casser les œufs en bordure du récipient utilisé pour faire la préparation (œuf cru…)

    Elle peut également se transmettre par voie oro-fécale… donc l’hygiène des mains après les WC reste importante.

     

    TOXOPLASMOSE

    Ce parasite est présent dans la la litière des chatons, la terre et la viande (provenant d’animaux qui avalent la terre dans laquelle ont déféqué les chats…).

    Consignes :

    ▪Se laver les mains avant les repas et après avoir manipulé viande saignante / terre / sable

    ▪Porter des gants pour jardiner et bien se laver les mains après

    ▪Manger de la viande très cuite et du coup éviter tout ce qui sera de la viande saignante (tartare, fondue bourguignonne, brochettes, méchoui)… Autre astuce pour la viande bleue ou crue : surgeler avant à -20°C au moins, car les kystes ne survivent pas.

    ▪Laver à grande eau les salades, fraises, fruits et légumes crus, herbes aromatiques

    ▪Ce sont surtout les jeunes chatons qui sont infectés pour la première fois par la toxoplasmose (les chats adultes ont déjà été infectés et sont moins susceptibles de transmettre la maladie). Vous pouvez nourrir les chats avec des aliments spécialisés en boîte ou bien cuits (pour éviter la primo-infection), et surtout éviter de toucher leurs excréments (litière à faire nettoyer par quelqu’un d’autre ou avec des gants et de l’eau de javel) ; il n’est pas nécessaire d’éloigner tous les chats pendant la grossesse (et les autres animaux ne peuvent pas être infectés, par ailleurs).

    INFECTIONS URINAIRES ET VAGINALES

    Les infections urinaires sont plus fréquentes pendant la grossesse et nécessitent plus souvent un traitement par antibiotique. N’hésitez pas à consulter en cas de brûlures lors de la miction notamment. 

    Un bilan urinaire sera réalisé chaque mois à l’aide d’une bandelette urinaire. 

    Au 8ème mois, le gynécologue vous proposera une recherche de Streptocoque B par prélèvement vaginal (entre 35 et 38 SA). 

    ECHOGRAPHIES

    Trois échographies sont prévues pendant la grossesse : 

    – 11-13 SA (semaines d’aménorrhées, c’est-à-dire sans règle) : échographie de datation ; 

    – 21-23 SA : échographie de morphologie ;

    – 31-33 SA : échographie de croissance.

    Lors de la première échographie, une prise de sang vous sera proposée pour estimer le risque de trisomie 21. En cas de risque < 1/250, une choriocentèse ou une amiocentèse vous sera proposée pour confirmer ou infirmer le risque. 

    FROTTIS CERVICO-VAGINAL

    Un frottis cervical sera proposé au début de grossesse, si vous avez plus de 25 ans, et que le dernier date de plus de 3 ans. 

     

    SUIVI : diagnostic de grossesse [note : ça en pratique je le supprime… mais ça me sert à faire ma prescription de biologie et à évoquer le dépistage du diabète gestationnel]

    Au cours de la grossesse, plusieurs éléments seront surveillés : 

    – Tension artérielle, poids, 

    – Hauteur utérine, bruits du coeur foetal (à partir du 3ème mois)

    – Bandelette urinaire (glycosurie, protéinurie)

    D’autres examens biologiques seront demandés : 

    – Sérologies toxoplasmose, rubéole (tous les mois si négatif)

    – Glycosurie, protéinurie (tous les mois, si non réalisé par bandelette urinaire)

    – Groupe Rhésus (au début de la grossesse et à 8 mois)

    – RAI si Rhésus D- (au début de la grossesse, à 6 mois, à 8 mois, et en cas de risque entre deux)

    – Sérologie syphilis (au début de la grossesse)

    – Hépatite B (recherche d’Ag HBs au début de la grossesse ou à 6 mois)

    +/- recherche d’anémie par NFS au début de grossesse (systématique à 6 mois)

    +/- sérologie VIH

    +/- glycémie à jeun (âge > 35 ans, IMC > 25, diabète au 1er degré, diabète gestationnel ou macrosomie) : seuil à 0,92 g/l au 1er trimestre pour DG et 1,26 g/l pour DT2 ; à suivre toujours d’HGPO avec 75g de glucose entre 24 et 28 SA 

    (T 0 >= 0,92 g/l  et/ou T 1h >= 1,80 g/l et/ou T 2h >= 1,53 g/l pour diabète gestationnel) 

    Suivi : GAJ < 0,95 et Glycémie à 2h post-prandial < 1,20

    Lors de la première échographie, le risque de trisomie 21 sera estimé par :

    – PAPP-A et bêta-hCG libre (et l’échographie T1)

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      Vaccination anti-HPV : lettre fermée aux sénateurs appelés par la lettre ouverte précédente

      Bon, mes commentaires me détestent déjà, mais je vais faire un court billet sur la vaccination anti-HPV, à partir de la lettre ouverte de Nicole Delépine. Je ne la connaissais pas avant de voir ce RT de @docisa d’un tweet du Dr Claudina Michal-Teitelbaum…

      Donc premier réflexe, quand on a affaire à quelqu’un qui semble « vaccino-« , « climato- » ou autre « -sceptique » : qui c’est ? 

      Nicole Delépine est pédiatre oncologue, « médecin engagée », « auteur d’une centaine d’articles originaux », « inspirant des protocoles thérapeutiques internationaux » d’après sa page biographie. Sur PubMed, on retrouve 64 références entre 1979 et 2003 ; sur LiSSa, 78 articles ; quasi toutes sont partagées avec son mari Gérard Delépine, chirurgien orthopédique et oncologue, sur la thématique des sarcomes et leur prise en charge chirurgicale. Dans la page « publications », on trouve une possible explication sur le passage de 78 à « centaine d’articles originaux » puisqu’elle y intègre ses powerpoints ^^

      Capture d’écran 2018-12-09 à 10.11.14

      Mais si « auteur d’une centaine d’articles » pourrait être plutôt « co-auteur de près de 80 articles et abstracts de congrès, quasi exclusivement sur l’ostéosarcome », force est quand même de reconnaître que c’est effectivement quelqu’un qui a fait de la recherche, sait publier, mais ne publie plus d’articles scientifiques…

      Par contre, elle publie des livres pour le public.

      Capture d’écran 2018-12-09 à 10.24.04

      Sur Google enfin, en page 1, outre son site, Amazon, Twitter, Facebook, on la retrouve dans Alternative Santé (le magazine qui explique pourquoi il faut refuser les compteurs Linky et rapidement développer la naturosophie), l’Observatoire du Réel (où on apprend au cours d’une enquête passionnante que Nostradamus voyageait dans l’Au-Delà pour y trouver les faits du passé comme ceux à venir) et Quantique Média (aux côtés d’alchimistes).

      On retrouve aussi l’association AMETIST (Aide aux Malades en traitement individualisé en spécialité tumorale) dont elle parle sur son site. Il s’agit une association qui l’a défendue pour soutenir son service à l’AP-HP (en deux mots, elle défendait becs et ongles le protocole T10 du Dr Rosen, à base de methotrexate à hautes doses avant et après chirurgie dans l’ostéosarcome (en augmentant jusqu’à efficacité) ; et critiquait les essais thérapeutiques… ce qui n’a pas permis pas de valider leur pratique). C’est aussi une association qui est pour le libre choix thérapeutique, qui organise des animations auprès d’enfants malades (Noël, ateliers, anniversaires), qui a un soutien de plusieurs stars du show-business… et qui semble surtout avoir beaucoup lutté en 2018 contre l’obligation vaccinale. Un joli pêle-mêle donc ; pas sûr que Laurent Baffie ou Astrid Veillon soit à la fois pour le MTX à fortes doses, contre les essais cliniques, contre l’obligation vaccinale… ils sont sûrement surtout en faveur de fêtes sympas pour les enfants malades.

      On notera que les deux sites (celui de Nicole Delépine et AMETIST) ont un aspect très proche, puisqu’ils ont le même webmaster (Caroline Joussemet d’Atril Com). On peut légitimement se poser la question de la place occupée par Nicole Delépine dans AMETIST pour 2 raisons : elle apparaît aux côtés des stars sus-citées (donc une interlocutrice de choix) ; et l’ancien site de l’association semblait complètement dédié à sa cause.

      Avant de lire la lettre « contre le GARDASIL »… 

      Arrêtons nous 2 secondes avant de commencer. Je n’ai pas leur expérience en publication. Mais si j’avais des arguments indubitables pour dire « eh, le vaccin Gardasil tue les gens », croyez bien que je ferais 10 pages et j’enverrais ça à une grosse revue. Ou même une petite. Puis je relaierai après que ça soit validé par les pairs. Je ne ferais pas 200 pages pour les éditions Fauves.

      La très très grande majorité des scientifiques ferait ça.

      Concernant le combat « MTX dans l’ostéosarcome », je n’y connais rien. Rester figé sur une même pratique pendant toute une carrière en remettant systématiquement en cause l’avis de tous les autres onco-pédiatres me semble toutefois assez cavalier. En regardant rapidement, la Cochrane n’a pas l’air d’accord ; un petit essai clinique de 2017 (sur 26 patients, d’âge différent à l’entrée) concluait que l’ajout de MTX à haute dose majore la toxicité (parfois létale) de la chimiothérapie, sans effet sur la survie (voire avait une tendance à un décès plus précoce) ; et une revue récente rappelait l’usage limité du MTX à haute dose en raison de sa toxicité (parfois létale) et de sa réponse individuelle très variable, n’en faisant pas une thérapeutique de première ou deuxième ligne.

      Bon, voyons maintenant la fameuse lettre ouverte « à tous les députés, sénateurs et citoyens concernant Gardasil et désinformation ».

      Première note : « nous n’avons aucun lien avec les associations anti-vaccins et laboratoires pharmaceutiques ».
      > Ce qui est HYPER drôle, parce que juste au-dessus, il y a la couverture de leur dernier livre « Hystérie vaccinale. Vaccin Gardasil et cancer : un paradoxe », vendu 18€. Leur lettre ouverte est « pour informer » mais aussi un coup de projecteur pour que des idiots comme moi leur fasse involontairement de la pub. Et ça marche. Regardez. Hop, un idiot. Magnifique spécimen.

      Paragraphes 1 à 4 (version résumée) : « la sénatrice et la ministre ont dit que les vaccins c’était bien. Or, pas du tout, ça augmente le nombre de cancers à 4-5 ans dans les registres officiels des pays qui en disposent et où le taux de vaccination est assez élevé. D’ailleurs, on le dit dans notre livre à 18€ ».
      > Bon bah voilà.

      Quatrième note : « … le Danemark et l’Autriche ont vu leur couverture vaccinale fortement baisser après des complications des vaccins ne peuvent donc pas être analysés … ».
      > Ce ne sont pas les complications qui ont baissé la couverture vaccinale… Au Danemark, c’est la couverture médiatique en 2015 par un documentaire télévisé au Danemark de possibles effets indésirables non démontrés (le syndrome de tachycardie orthostatique posturale) ; en Autriche, c’est le déremboursement, qui a fait suite à un scandale suite au décès d’une fille après l’injection du vaccin (sans lien démontré comme le rappelle l’ANSM car oui, parfois, les gens meurent et ils font des trucs juste avant).

      Paragraphes 5 à 8 (version résumée) : « au Royaume-Uni, ils ont introduit le vaccin en 2008. Et en 2014, patatra, l’incidence du cancer du col de l’utérus a augmenté chez les 20-24 ans ! CaY lE vAcCiN qui est en cause, forcément (et pas du tout d’autre lien possible avec quoi que ce soit d’autre, comme des changements de comportements sexuels ou le recul de l’âge du premier frottis…) ».
      > Ca commence à devenir un peu sympa à debunker, parce qu’il y a 2 sources (enfin !)

      La première, c’est le registre UK des cancers. Voici le schéma.

      Evolution de l'incidence des cancers du col de l'utérus chez les jeunes filles au Royaume-Uni

      Evolution de l’incidence des cancers du col de l’utérus chez les jeunes filles au Royaume-Uni

      L’incidence a donc principalement augmenté chez les 25-34 ans entre 2000 et 2007, avant de stagner (en bleu foncé). Elle est restée globalement stable chez les 20-24 ans, avec une augmentation significative de 2,7 (2012) à 4,2 / 100 000 (2014).

      La deuxième étude c’est encore mieux, c’est une explication claire à cette augmentation : l’âge d’invitation au premier frottis est passé de 25 à 24,5 ans… du coup, les premiers cancers (stade I) ne sont plus inclus dans la tranche 25-30 ans mais dans la tranche 20-24,9 ans !

      Je passe mon dimanche matin à débunker un truc qui est écrit dans les highlights... Snif.

      Je passe mon dimanche matin à débunker un truc qui est écrit dans les highlights… Snif.

      J’ai envie d’arrêter, mais continuons…

      Paragraphes 9 à 12 (version résumée) : « en Suède, ils vaccinent les adolescentes depuis 2006, si bien que toutes les filles de 13 à 18 ans étaient vaccinées en 2013. Et bah vous savez quoi ? D’après la base NORDCAN (super base au passage !), en 2015, l’incidence du cancer du col de l’utérus a augmenté de 19 % chez les 20-29 ans et ENCORE PLUS FORT, il a augmenté de 47 % chez les 30-39 ans et MÊME DE 40 % chez les quadras qui n’avaient encore que 18 ans à peine deux ans plus tôt ! Ah là là, quel fléau ce vaccin ! »

      Je n'invente rien. Sortez moi de là...

      Je n’invente rien. Sortez moi de là…

      > A ce stade, qu’est-ce que je peux débunker franchement ? Balancer des chiffres pour dire « les cancers invasifs du col de l’utérus augmentent » (= ils augmentent ou on les dépiste mieux…) et « c’est la faute du vaccin » alors même qu’on parle de populations non concernées et non vaccinées. J’ai connu des lettres au Père Noël qui avaient plus de sens que cette lettre aux sénateurs.

      D’ailleurs, avec la formulation « plus de 50 ans, groupe non concerné par le programme de vaccination », je me suis demandé si en fait il n’y avait pas une recommandation en Suède pour vacciner jusqu’à 49 ans. Bah non, pas du tout, ils vaccinent entre 10 et 12 ans et c’est tout.

      Capture d’écran 2018-12-09 à 12.17.34

      (Je passe sur la note 12 qui fait référence à la Suède mais est la base Australienne.)

      Paragraphe 13 (résumé) : « En Norvège, le taux a aussi augmenté chez les femmes jeunes. Regardez ce graphique où on voit que ça baisse chez les plus de 50 ans, en note 13 ! Satané vaccin ! »
      > Bon, histoire de jouer avec la base, je vous montre plutôt le graphique chez les concernées de 20-24 ans depuis les années 90. Attention, scandale en approche.

      Chez les 20-24 ans

      Chez les 20-24 ans. Scandaleux. Bad, very bad vaccin.

       

       

      Pour le refaire, c’est ici : http://www-dep.iarc.fr/NORDCAN/english/Graph2l.asp?cancer=212&sex=2&registry=578&sYear=1990&eYear=2016&type=0&age=20&agegr=5&agen=1&orientation=2&grid=1&trend=1&line=2&moving=1

      Vous pouvez changer l’année de début (Year=1990 ici), l’âge de début (age=20), et la tranche d’âges (agegr=5 ici) et essayer de trouver un endroit où ça ne va pas, pour pouvoir crier au complot ! #EasyScandalCreator

      Paragraphes 14 à 17 (résumés) : « finalement, en France, le taux de vaccination est bas et pourtant notre taux d’incidence est quand même plus bas qu’ailleurs ! Donc les sénateurs, vous savez ce qu’il vous reste à faire : ne pas obliger à vacciner contre le HPV. »
      > J’adore les comparaisons entre pays. Genre les Suédois, Norvégiens, Français, Anglais, tout le monde a les mêmes HPV et les mêmes comportements sexuels. Bah non.

      Les Suédois et Norvégiens ont en moyenne 12 partenaires sexuels (pays où il fait froid), alors qu’en France, nous peinons à décoller du 8. Et puis, l’éducation est différente selon les pays (on rappelle que le PIB par habitant est 1,5 fois supérieur dans ces pays Nordiques avec 6 à 12 fois moins d’habitants que chez nous).

      Les comparaisons entre pays ont des limites. Dire « le taux de vaccination ET le taux d’incidence du cancer est plus bas en France DONC on a raison de peu vacciner », ça revient à dire « le taux de moustiquaire ET le taux de paludisme est bas en France DONC il faut arrêter d’en utiliser en Afrique Subsaharienne ».

      Avant de se quitter… 

      On est en 2018. Les blogs, c’est un peu dépassé. Les blogs de gens « sceptiques », c’est à fuir (allez plutôt voir l’excellent Astérix et le secret de la potion magique d’Alexandre Astier, vous passerez un bien meilleur moment).

      Si vous voulez faire un point sur le HPV, je vous recommande 3 lectures :

      • le site gouvernemental français (oui, je sais, le complot). Ils font un historique des différentes polémiques, c’est top : http://professionnels.vaccination-info-service.fr/Aspects-sociologiques/Controverses/Maladies-auto-immunes
      • un site lillois indépendant des laboratoires et du gouvernement : VaccinClic (prix du poster au CNGE pour rappel !). Il y a notamment un point sur l’efficacité en pratique clinique, avec un résumé des principales méta-analyses (plusieurs dizaines/centaines d’études menées par des chercheurs à travers le monde… mais bon, peut-être qu’ils font tous parti du complot et qu’en fait la vérité peut être trouvée en allant regarder 3 graphiques sur des bases en libre accès, mais personne ne l’avait vu avant un couple de médecins fraîchement retraités. Tout est possible, je reste ouvert) : https://vaccinclic.com/index.php/2-non-categorise/72-efficacite-vaccin-papillomavirus-humain#top
      • Wikipedia. Ca n’est pas écrit par des chimpanzés, mais par des êtres humains de différents horizons. S’il y a une polémique, les « sceptiques » l’ajouteront sur WP, faites-leur confiance. Puis il y aura argument, contre-argument, peut-être un peu de bololo dans la page discussion… C’est souvent l’un des meilleurs reflets de l’état actuel des connaissances. Bien plus que les blogs en tout cas : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gardasil

      (Si vous êtes anglophone, il y a aussi la page du CDC qui est pas mal). 

      Dernier rappel : même si c’est la mode, être « lanceur d’alerte » peut arriver par hasard chez des esprits préparés, pour reprendre l’aphorisme de Louis Pasteur, dans un domaine particulier où souvent on est expert. Mais « lanceur d’alerte » n’est ni un métier, ni une vocation.

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        Dix rappels pour bien finir l’année

        Le (petit) billet du jour est une série de rappels…

        1. La Terre n’est pas plate ; tout les gens sérieux le savent
        2. L’homéopathie n’est pas un médicament mais un placebo ; tous les gens sérieux le savent
        3. Le ministère de l’éducation nationale attend l’avis du Centre national d’études spatiales pour supprimer la Terre plate des programmes scolaires en 2019
        4. Le ministère de la santé attend l’avis de la Haute autorité de santé pour dérembourser l’homéopathie en 2019
        5. 2018 aura été l’année des fake news et mensonges propagés à tout va… c’est pénible, chronophage et dangereux. D’ailleurs, trois se cachent dans cette liste, les trouverez-vous ?
        6. Indice : ça n’est pas le point 4.
        7. Le 25 c’est Noël. Prévoyez vos cadeaux en avance.
        8. Je déteste les paradoxes.
        9. Jusqu’à Noël, il y a de superbes calendriers de l’avent un peu partout. Je vous ai parlé du géniallissime calendrier de l’avent 2018 du Netophonix, en cours de diffusion à cette adresse : http://avent.netophonix.com/2018. Allez-y ! Changez-vous les idées de ce blog qui ne parle que trop de médecine…
        10. J’ai un compte Twitter depuis juillet 2009 (ouch !) En ce moment, j’essaie d’y publier des mini-nouvelles à raison d’une par jour (maximum…) jusqu’à Noël. Voici les 3 premiers, les suivants seront à la suite.

        A mardi prochain, pour un billet plus classique (a priori sur l’itinéraire d’un article gâté ;-))

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          Pépins sous le chalet : c’est bientôt parti !

          Petit billet bonus sur ce blog… La dernière fois au congrès, quelqu’un m’a demandé si je faisais autre chose que de la médecine.Comme d’habitude, j’ai répondu que je fais :
          1/de la musique depuis 1992 (de la trompette depuis 1995 et du piano depuis 2010).
          2/ un peu de course à pied depuis l’été 2007 (… j’ai commencé 11 semaines avant mon premier marathon ^^)
          Ce sont deux activités assez conventionnelles, simples à aborder.

          Mais en vrai, je consacre aussi un peu de temps à :
          3/ de l’écriture, depuis 2003 (j’ai quelques nouvelles sur mon site ; j’écris très peu depuis 2015).
          3bis/ … et notamment de l’écriture de sagas mp3 depuis 2005/2007 (quelques-unes sur mon site ; la liste est sur ma page NetoWiki).

          Pour une raison assez cocasse, dans cette activité de « scénariste de la sagasphère », je me suis (entre autre) retrouvé au scénario du Choc des Zéros et son making-of en 2007 (sorti en 2015), puis co-scénariste de Pépins sous le sapin (calendrier de l’avent 2016 du Netophonix, avec @now@n et Azmar) et cette année de… Pépins sous le chalet (calendrier de l’avent, qui va donc sortir à raison d’un épisode par jour du 1er au 25 décembre 2018).

          Ces 3 projets partagent un point commun important : un important nombre de voix différentes qui peuvent et doivent interagir ensemble. (Nous avons aussi beaucoup d’acteurs différents dans Et la Terre éclata… avec François TJP par exemple, mais ils n’ont pas à vivre la même histoire – sans lien, la saison 3 débutera en janvier 2019 !).

          Parlons donc de Pépins sous le chalet, le calendrier de l’avent 2018 du Netophonix.  

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          Cliquez sur le lien et découvrez tous les calendriers de l’avent depuis 2007 ! 

          Pour l’organisation, on la doit à @JohnnyPigeon et @RanneMadsen. On ne leur doit pas que ça…

          Pour le scénario, j’ai sur ma to-do list « Le Netophonix fait du ski » depuis janvier 2017 ^^ L’idée d’un nouveau calendrier collaboratif a commencé à se disséminer en décembre 2017, puis le trio de scénaristes de Pépins sous le sapin (@now@n, Azmar et moi) nous sommes réunis pour prévoir le synopsis général, les grandes lignes au cours de plusieurs réunions en janvier. Une fois les idées principales sur le papier (en mars je crois), nous nous sommes répartis 8 épisodes chacun, comme en 2016… Sauf qu’entre les préparatifs du voyage à l’autre bout du monde en vue de manger des insectes pour @now@n, la BD « Chez le psy » pour Azmar, et la thèse pour moi, ça n’a pas été très évident ! Ainsi, Ranne Madsen (et Johnny) ont intégré l’équipe scénario à partir d’avril… au moment où l’écriture a vraiment commencé pour tout le monde ! Sans eux, il aurait manqué 9,5 épisodes ^^ (@now@n en a rédigé 2 x 0,5, Azmar 4 et moi 10,5). Bonne chance pour ceux qui voudront retrouver qui a écrit quel épisode, parce que malgré ces petits aléas, l’ensemble devrait être assez homogène grâce aux préparatifs en amont… 😉
          Voilà… Le 6 juin, après 18 réunions et de longues heures d’écriture (8-10h par épisode en moyenne avec les réécritures pour ma part), le scénario était complet ! Il ne nous restait plus qu’à changer le titre du projet… ^^

          Après ça, Johnny et Ranne ont découpé les voix de chaque épisode (un travail de titan), pour les distribuer à chacun des 79 acteurs (gloups !), qui se sont fait un plaisir d’enregistrer (et dérusher) entre le 16 juin et le 31 juillet.
          En parallèle, François TJP a préparé un pack de jingles (fait maison) pour donner à tous les réalisateurs, qui n’ont plus eu «  » » »qu' » » » » à assembler tout ça ^^ Emeryl a préparé le super design ci-dessous, et Aquatikelfik a préparé le site…

          Je ne vais pas spoiler l’équipe de 18 réalisateurs ou les 79 acteurs présents… mais il y a du beau monde 🙂 Le mastering final a été réalisé par Blast. Pendant ce temps, Emeryl a préparé le super design ci-dessous, et Aquatikelfik a préparé le site… Et le tout arrive dans vos oreilles à partir du samedi 1er décembre sur Netophonix !

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          Que faire en attendant samedi ? Eh bien, vous pouvez commencer par (ré)écouter les 25 épisodes de Pépins sous le sapin. Ca n’est pas du tout obligatoire toutefois : si vous ne le faites pas, vous pouvez quand même nous écouter à partir du 1er décembre (allez, vous raterez quelques blagues si vous n’avez jamais entendu Pépins sous le sapin, mais vous comprendrez tout quand même à Pépins sous le chalet, pas de panique !) De la même façon, si vous ne connaissez pas le Netophonix, là aussi vous allez perdre quelques petites références… mais vous allez tout comprendre (on utilise très peu de caractéristiques pré-existantes à cette saga en fait).

          Du coup, comme tout le monde peut écouter… j’espère que vous serez nombreux à écouter et partager 🙂 Vous pourrez relayer sur les réseaux sociaux et tout et tout, parce que c’est ça 2018, c’est la folie, c’est le partage ! Et si l’envie vous prend de réaliser un mono et le soumettre, toutes les informations sont sur ce topic… Voilà, voilà, il y a tout pour passer une agréable fin d’année 😉

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