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Une correction de cas clinique (ECN Blanches Hippocrate mars 2012, dossier 4)

Une fois n’est pas coutume, je ne vais ni raconter mes palpitantes aventures d’étudiant en médecine, ni vous proposer un cas clinique personnel.

Ayant été refusé en tant que conférencier (en septembre sur l’envoi d’un cas clinique, d’une lettre de motivation et d’un CV avec le classement aux ECN), une responsable pédagogique m’a proposé de participer à la surveillance et à la correction des ECN blanches du 17 mars 2012. J’ai accepté.

En ce qui concerne la surveillance, il s’agissait plutôt de préparer la salle, distribuer les copies et faire acte de présence en cas de besoin, avec trois autres internes. De toute façon, à quoi bon tricher lors d’un examen blanc pour lequel on a payé ? Du coup, pendant les trois heures, quand je n’étais pas sur mon iPhone ou à chercher (désespérément) une main se levant dans l’amphithéâtre pour quémander mon aide et/ou une feuille de brouillon, je me suis amusé à faire les six premiers dossiers rapidement.

Ensuite, nous nous sommes répartis les dossiers (3 correcteurs par dossier, 260 participants à Lille, donc 87 dossiers environ). J’ai volontairement pris le quatrième dossier. Ce n’est pas celui que j’aurais le moins réussi (fait vite fait, j’ai 52 contre seulement 36 pour le dossier 6), mais le diagnostic ne m’était pas immédiatement apparu comme une évidence et la correction m’a paru assez intéressante à commenter.

Je vais donc vous proposer une pseudo-séance de tutorat sur la correction du dossier 4 des ECN Blanches de la Conférence Hippocrate de mars 2012. Je vais vous faire un rappel du cas, un bilan des automatismes que j’ai pu relever, essayer de vous donner quelques astuces pour éviter de perdre bêtement des points et enfin, faire un petit point personnel sur le dossier et la correction proposée. C’est un travail sans prétention : il ne s’agit pas du tout de critiquer le cas clinique, ou de me moquer du travail qui m’a été donné de corriger (même si je citerai parfois des erreurs amusantes).
Globalement, les copies sont souvent de très bonne qualité (tout le monde pense aux mêmes choses).

Mon but est donc de vous inviter à mes côtés, fraîchement assis dans le train ou sur un bord de lit, lors de cette correction d’un grand nombre de copies. En espérant que le recul pris vous aidera pour les futurs dossiers…

Tout ce qui suit va comporter des SPOILERS sur le cas, et si vous souhaitez faire le dossier avant, arrêtez ici votre lecture !

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    Cas n°7 corrigé – Un problème de dents (co-écrit avec @nfkb)

    Parce que

    1/ je me rends bien compte que personne ne doit faire les cas cliniques en ligne alors qu’il est tellement plus simple, clair et portatif (PC portables, smartphones, iPhone, iPod, tablettes…) d’utiliser le pdf,

    2/ mon WordPress a décidé de ne plus copier-coller la mise en page de mon fichier Word (et que des tableaux à faire en html, j’ai moyennement envie ne serait-ce qu’y penser),

    vous pouvez directement  télécharger le cas clinique n°7 en PDF, sous licence Creative Commons BY-NC-ND (7211).

    Ce cas clinique a été relu et corrigé plusieurs fois ; d’abord par ma fiancée, comme toujours ; ensuite par un médecin anesthésiste-réanimateur et ancien conférencier (entre autres) que vous connaissez peut-être/sûrement sous le pseudonyme de nfkb (voir la partie de son blog sur les ECN). Avec ses corrections pertinentes (de l’autre bout du monde !), j’espère – on espère – que ce cas sera utile pour vous.

    Bonnes révisions et bon courage pour le tour de printemps qui s’annonce !

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      Mes meilleurs motifs de consultation

      Après avoir creusé un peu à chaque fois, voilà ce qui reste de certains motifs de consultation… Liste non exhaustive qui sera complétée ultérieurement :

      – « J’ai peut-être avalé un petit bout d’assiette cassée dans laquelle j’ai mangé un gâteau ce soir (parce que j’aime bien faire l’imbécile) » (0h30, urgences chirurgicales de Lille, automne 2008)

      – « Les pompiers m’ont ramené parce que j’ai laissé mes clés en Tunisie (et sinon j’ai mal partout depuis super longtemps) » (23h, urgences médicales de Lille, été 2011)

      – « Je dors beaucoup depuis 3 jours (mais sinon ça va) » (12h, urgences de Boulogne-sur-mer, hiver 2012)

      – « Je prends 66 médicaments par jour, je suis ici pour diminuer. » (médecine interne, Lille, été 2012)

      – « Il vomit depuis quatre jours. Sauf aujourd’hui. » (urgences pédiatriques, été 2013)

      – « Il a fait de la fièvre à 39,7°C à 23h, j’ai donné un doliprane et comme ça baissait pas, nous sommes venus (mais sinon il va bien) » (23h45, urgences pédiatriques, été 2013)

       

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        Fermeture de la conférence Hippocrate

        Conclusion joyeuse le 27 janvier dans un mail de la conférence Hippocrate, après deux jours de doute :
        « La Conférence Hippocrate se conforme dès aujourd’hui à cette obligation légale et devient indépendante de tout financement par toute entreprise commercialisant des médicaments.

        Toutes les activités pédagogiques des conférences Hippocrate à Lille, Lyon, Marseille et Paris se poursuivent normalement, et en particulier les cycles de DCEM3, le tour de printemps DCEM4, les examens de sélection de DCEM3 et DCEM4 et les ECN blanches nationales des 17 et 18 mars 2012. »

        Article du 25 janvier :
        J’apprends via Twitter (merci @ramyazzouz, toujours au courant de tout !) que la conférence Hippocrate a fermé ses portes définitivement et brutalement ce soir…

        Après une rapide recherche sur internet, j’ai retrouvé la réforme sur le médicament datant du 23 juin 2011 :

        Formation des professionnels de santé

        • Renforcement de la connaissance du médicament et de la pharmacovigilance dans les formations initiales, mais également au cours de la formation continue
        • Utilisation de la dénomination commune internationale (DCI), grâce aux logiciels d’aide à la prescription
        • Transparence des liens d’intérêt appliquée aux enseignants
        • Interdiction aux laboratoires de financer toute activité pour les étudiants dans le cadre de leurs études
        • Financement de la formation médicale continue des médecins libéraux et hospitaliers par un prélèvement sur l’industrie pharmaceutique

        7 mois plus tard, la mise en application de la loi a littéralement « viré » de conf’ les étudiants… dont les D4 à 4 mois de leurs ECN ! Bon courage à eux, évidemment parmi les plus lésés (avec les organisateurs et secrétaires au chômage…) Au moins, la mesure étant nationale, tout le monde est autant lésé (super… -_-‘)

        Finissons par deux petits messages d’espoir… D’une part, je vous promets d’essayer (au moins) de mettre en ligne plus de cas cliniques dans les semaines à venir (on va se faire un tour de printemps privé :D), avec notamment un cas de stomato-anesthésie en train d’être relu/corrigé.

        D’autre part, comme dit Ramy Azzouz, entre les autres conférences et facs, les étudiants devraient quand même réussir à avoir des conférences jusqu’à la fin de cette année. Bon courage !

        ÉDIT du 26/01 : Finalement, @DrTib relaie un mail de la conférence Hippocrate sur son fil Twitter pour préciser que les activités se poursuivront normalement… Excellente nouvelle pour tous les étudiants inscrits là-bas 🙂

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          Cas n°6 corrigé – Toux… ou rien.

          Téléchargez le cas clinique n°6 en PDF, sous licence Creative Commons BY-NC-ND (8795) (recommandé, avec présence de tableaux de la recommandation, non présents sur cette page, parce que bon c’est quand même un peu lourd à ajouter).

          Commentaire : Un cas entier et général sur l’item 86, qui a pour but de faire un rappel sur les différents germes, les stratégies diagnostiques et les stratégies thérapeutiques, de l’hospitalisation à l’antibiothérapie. De 2004 à 2011, les pneumonies ne sont jamais tombées aux ECN (la BPCO est tombée une fois). Accrochez-vous pour comprendre ce cas : il est finalement assez simple et ouvert, et il devrait vous aider à ne pas vous mélanger les pinceaux le jour J entre bronchite, pneumonie, communautaire, gravité, ambulatoire, atypique… et autres joyeusetés.

           

          Sources :

          –          Powerpoint de Mathilde Carré, mars 2011

          –          Mise au point sur l’antibiothérapie dans les infections respiratoires basses de l’adulte : pneumonie aiguë communautaire, exacerbations de Bronchopneumopathie Chronique Obstructive (AFSSAPS et SPILF 2010)

          –          E. Pilly, maladies infectieuses et tropicales, 2010 (22ème édition)

          –          Mise au point : antibiothérapie dans les infections respiratoires basses de l’adulte : pneumonie aiguë communautaire, exacerbations de Bronchopneumopathie Chronique Obstructive (AFSSAPS et SPILF 2010)

          –          Pneumologie, 6ème éd. COLLection MEDecine, Sergio Salmeron

          –          Prise en charge de la BPCO (société de pneumologie de langue française mise à jour 2009)

          –          Bulletin épidémiologique hebdomadaire 2011

          –          http://www.respir.com

          Items :

          –          76 – Vaccinations. Bases immunologiques, indications, efficacité, complications

          –          86 – Infections broncho-pulmonaires du nourrisson, de l’enfant et de l’adulte

          –          173 – Prescription et surveillance des antibiotiques

          –          227 – Bronchopneumopathie chronique obstructive

           

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