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Vaccination anti-HPV : lettre fermée aux sénateurs appelés par la lettre ouverte précédente

Bon, mes commentaires me détestent déjà, mais je vais faire un court billet sur la vaccination anti-HPV, à partir de la lettre ouverte de Nicole Delépine. Je ne la connaissais pas avant de voir ce RT de @docisa d’un tweet du Dr Claudina Michal-Teitelbaum…

Donc premier réflexe, quand on a affaire à quelqu’un qui semble « vaccino-« , « climato- » ou autre « -sceptique » : qui c’est ? 

Nicole Delépine est pédiatre oncologue, « médecin engagée », « auteur d’une centaine d’articles originaux », « inspirant des protocoles thérapeutiques internationaux » d’après sa page biographie. Sur PubMed, on retrouve 64 références entre 1979 et 2003 ; sur LiSSa, 78 articles ; quasi toutes sont partagées avec son mari Gérard Delépine, chirurgien orthopédique et oncologue, sur la thématique des sarcomes et leur prise en charge chirurgicale. Dans la page « publications », on trouve une possible explication sur le passage de 78 à « centaine d’articles originaux » puisqu’elle y intègre ses powerpoints ^^

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Mais si « auteur d’une centaine d’articles » pourrait être plutôt « co-auteur de près de 80 articles et abstracts de congrès, quasi exclusivement sur l’ostéosarcome », force est quand même de reconnaître que c’est effectivement quelqu’un qui a fait de la recherche, sait publier, mais ne publie plus d’articles scientifiques…

Par contre, elle publie des livres pour le public.

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Sur Google enfin, en page 1, outre son site, Amazon, Twitter, Facebook, on la retrouve dans Alternative Santé (le magazine qui explique pourquoi il faut refuser les compteurs Linky et rapidement développer la naturosophie), l’Observatoire du Réel (où on apprend au cours d’une enquête passionnante que Nostradamus voyageait dans l’Au-Delà pour y trouver les faits du passé comme ceux à venir) et Quantique Média (aux côtés d’alchimistes).

On retrouve aussi l’association AMETIST (Aide aux Malades en traitement individualisé en spécialité tumorale) dont elle parle sur son site. Il s’agit une association qui l’a défendue pour soutenir son service à l’AP-HP (en deux mots, elle défendait becs et ongles le protocole T10 du Dr Rosen, à base de methotrexate à hautes doses avant et après chirurgie dans l’ostéosarcome (en augmentant jusqu’à efficacité) ; et critiquait les essais thérapeutiques… ce qui n’a pas permis pas de valider leur pratique). C’est aussi une association qui est pour le libre choix thérapeutique, qui organise des animations auprès d’enfants malades (Noël, ateliers, anniversaires), qui a un soutien de plusieurs stars du show-business… et qui semble surtout avoir beaucoup lutté en 2018 contre l’obligation vaccinale. Un joli pêle-mêle donc ; pas sûr que Laurent Baffie ou Astrid Veillon soit à la fois pour le MTX à fortes doses, contre les essais cliniques, contre l’obligation vaccinale… ils sont sûrement surtout en faveur de fêtes sympas pour les enfants malades.

On notera que les deux sites (celui de Nicole Delépine et AMETIST) ont un aspect très proche, puisqu’ils ont le même webmaster (Caroline Joussemet d’Atril Com). On peut légitimement se poser la question de la place occupée par Nicole Delépine dans AMETIST pour 2 raisons : elle apparaît aux côtés des stars sus-citées (donc une interlocutrice de choix) ; et l’ancien site de l’association semblait complètement dédié à sa cause.

Avant de lire la lettre « contre le GARDASIL »… 

Arrêtons nous 2 secondes avant de commencer. Je n’ai pas leur expérience en publication. Mais si j’avais des arguments indubitables pour dire « eh, le vaccin Gardasil tue les gens », croyez bien que je ferais 10 pages et j’enverrais ça à une grosse revue. Ou même une petite. Puis je relaierai après que ça soit validé par les pairs. Je ne ferais pas 200 pages pour les éditions Fauves.

La très très grande majorité des scientifiques ferait ça.

Concernant le combat « MTX dans l’ostéosarcome », je n’y connais rien. Rester figé sur une même pratique pendant toute une carrière en remettant systématiquement en cause l’avis de tous les autres onco-pédiatres me semble toutefois assez cavalier. En regardant rapidement, la Cochrane n’a pas l’air d’accord ; un petit essai clinique de 2017 (sur 26 patients, d’âge différent à l’entrée) concluait que l’ajout de MTX à haute dose majore la toxicité (parfois létale) de la chimiothérapie, sans effet sur la survie (voire avait une tendance à un décès plus précoce) ; et une revue récente rappelait l’usage limité du MTX à haute dose en raison de sa toxicité (parfois létale) et de sa réponse individuelle très variable, n’en faisant pas une thérapeutique de première ou deuxième ligne.

Bon, voyons maintenant la fameuse lettre ouverte « à tous les députés, sénateurs et citoyens concernant Gardasil et désinformation ».

Première note : « nous n’avons aucun lien avec les associations anti-vaccins et laboratoires pharmaceutiques ».
> Ce qui est HYPER drôle, parce que juste au-dessus, il y a la couverture de leur dernier livre « Hystérie vaccinale. Vaccin Gardasil et cancer : un paradoxe », vendu 18€. Leur lettre ouverte est « pour informer » mais aussi un coup de projecteur pour que des idiots comme moi leur fasse involontairement de la pub. Et ça marche. Regardez. Hop, un idiot. Magnifique spécimen.

Paragraphes 1 à 4 (version résumée) : « la sénatrice et la ministre ont dit que les vaccins c’était bien. Or, pas du tout, ça augmente le nombre de cancers à 4-5 ans dans les registres officiels des pays qui en disposent et où le taux de vaccination est assez élevé. D’ailleurs, on le dit dans notre livre à 18€ ».
> Bon bah voilà.

Quatrième note : « … le Danemark et l’Autriche ont vu leur couverture vaccinale fortement baisser après des complications des vaccins ne peuvent donc pas être analysés … ».
> Ce ne sont pas les complications qui ont baissé la couverture vaccinale… Au Danemark, c’est la couverture médiatique en 2015 par un documentaire télévisé au Danemark de possibles effets indésirables non démontrés (le syndrome de tachycardie orthostatique posturale) ; en Autriche, c’est le déremboursement, qui a fait suite à un scandale suite au décès d’une fille après l’injection du vaccin (sans lien démontré comme le rappelle l’ANSM car oui, parfois, les gens meurent et ils font des trucs juste avant).

Paragraphes 5 à 8 (version résumée) : « au Royaume-Uni, ils ont introduit le vaccin en 2008. Et en 2014, patatra, l’incidence du cancer du col de l’utérus a augmenté chez les 20-24 ans ! CaY lE vAcCiN qui est en cause, forcément (et pas du tout d’autre lien possible avec quoi que ce soit d’autre, comme des changements de comportements sexuels ou le recul de l’âge du premier frottis…) ».
> Ca commence à devenir un peu sympa à debunker, parce qu’il y a 2 sources (enfin !)

La première, c’est le registre UK des cancers. Voici le schéma.

Evolution de l'incidence des cancers du col de l'utérus chez les jeunes filles au Royaume-Uni

Evolution de l’incidence des cancers du col de l’utérus chez les jeunes filles au Royaume-Uni

L’incidence a donc principalement augmenté chez les 25-34 ans entre 2000 et 2007, avant de stagner (en bleu foncé). Elle est restée globalement stable chez les 20-24 ans, avec une augmentation significative de 2,7 (2012) à 4,2 / 100 000 (2014).

La deuxième étude c’est encore mieux, c’est une explication claire à cette augmentation : l’âge d’invitation au premier frottis est passé de 25 à 24,5 ans… du coup, les premiers cancers (stade I) ne sont plus inclus dans la tranche 25-30 ans mais dans la tranche 20-24,9 ans !

Je passe mon dimanche matin à débunker un truc qui est écrit dans les highlights... Snif.

Je passe mon dimanche matin à débunker un truc qui est écrit dans les highlights… Snif.

J’ai envie d’arrêter, mais continuons…

Paragraphes 9 à 12 (version résumée) : « en Suède, ils vaccinent les adolescentes depuis 2006, si bien que toutes les filles de 13 à 18 ans étaient vaccinées en 2013. Et bah vous savez quoi ? D’après la base NORDCAN (super base au passage !), en 2015, l’incidence du cancer du col de l’utérus a augmenté de 19 % chez les 20-29 ans et ENCORE PLUS FORT, il a augmenté de 47 % chez les 30-39 ans et MÊME DE 40 % chez les quadras qui n’avaient encore que 18 ans à peine deux ans plus tôt ! Ah là là, quel fléau ce vaccin ! »

Je n'invente rien. Sortez moi de là...

Je n’invente rien. Sortez moi de là…

> A ce stade, qu’est-ce que je peux débunker franchement ? Balancer des chiffres pour dire « les cancers invasifs du col de l’utérus augmentent » (= ils augmentent ou on les dépiste mieux…) et « c’est la faute du vaccin » alors même qu’on parle de populations non concernées et non vaccinées. J’ai connu des lettres au Père Noël qui avaient plus de sens que cette lettre aux sénateurs.

D’ailleurs, avec la formulation « plus de 50 ans, groupe non concerné par le programme de vaccination », je me suis demandé si en fait il n’y avait pas une recommandation en Suède pour vacciner jusqu’à 49 ans. Bah non, pas du tout, ils vaccinent entre 10 et 12 ans et c’est tout.

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(Je passe sur la note 12 qui fait référence à la Suède mais est la base Australienne.)

Paragraphe 13 (résumé) : « En Norvège, le taux a aussi augmenté chez les femmes jeunes. Regardez ce graphique où on voit que ça baisse chez les plus de 50 ans, en note 13 ! Satané vaccin ! »
> Bon, histoire de jouer avec la base, je vous montre plutôt le graphique chez les concernées de 20-24 ans depuis les années 90. Attention, scandale en approche.

Chez les 20-24 ans

Chez les 20-24 ans. Scandaleux. Bad, very bad vaccin.

 

 

Pour le refaire, c’est ici : http://www-dep.iarc.fr/NORDCAN/english/Graph2l.asp?cancer=212&sex=2&registry=578&sYear=1990&eYear=2016&type=0&age=20&agegr=5&agen=1&orientation=2&grid=1&trend=1&line=2&moving=1

Vous pouvez changer l’année de début (Year=1990 ici), l’âge de début (age=20), et la tranche d’âges (agegr=5 ici) et essayer de trouver un endroit où ça ne va pas, pour pouvoir crier au complot ! #EasyScandalCreator

Paragraphes 14 à 17 (résumés) : « finalement, en France, le taux de vaccination est bas et pourtant notre taux d’incidence est quand même plus bas qu’ailleurs ! Donc les sénateurs, vous savez ce qu’il vous reste à faire : ne pas obliger à vacciner contre le HPV. »
> J’adore les comparaisons entre pays. Genre les Suédois, Norvégiens, Français, Anglais, tout le monde a les mêmes HPV et les mêmes comportements sexuels. Bah non.

Les Suédois et Norvégiens ont en moyenne 12 partenaires sexuels (pays où il fait froid), alors qu’en France, nous peinons à décoller du 8. Et puis, l’éducation est différente selon les pays (on rappelle que le PIB par habitant est 1,5 fois supérieur dans ces pays Nordiques avec 6 à 12 fois moins d’habitants que chez nous).

Les comparaisons entre pays ont des limites. Dire « le taux de vaccination ET le taux d’incidence du cancer est plus bas en France DONC on a raison de peu vacciner », ça revient à dire « le taux de moustiquaire ET le taux de paludisme est bas en France DONC il faut arrêter d’en utiliser en Afrique Subsaharienne ».

Avant de se quitter… 

On est en 2018. Les blogs, c’est un peu dépassé. Les blogs de gens « sceptiques », c’est à fuir (allez plutôt voir l’excellent Astérix et le secret de la potion magique d’Alexandre Astier, vous passerez un bien meilleur moment).

Si vous voulez faire un point sur le HPV, je vous recommande 3 lectures :

  • le site gouvernemental français (oui, je sais, le complot). Ils font un historique des différentes polémiques, c’est top : http://professionnels.vaccination-info-service.fr/Aspects-sociologiques/Controverses/Maladies-auto-immunes
  • un site lillois indépendant des laboratoires et du gouvernement : VaccinClic (prix du poster au CNGE pour rappel !). Il y a notamment un point sur l’efficacité en pratique clinique, avec un résumé des principales méta-analyses (plusieurs dizaines/centaines d’études menées par des chercheurs à travers le monde… mais bon, peut-être qu’ils font tous parti du complot et qu’en fait la vérité peut être trouvée en allant regarder 3 graphiques sur des bases en libre accès, mais personne ne l’avait vu avant un couple de médecins fraîchement retraités. Tout est possible, je reste ouvert) : https://vaccinclic.com/index.php/2-non-categorise/72-efficacite-vaccin-papillomavirus-humain#top
  • Wikipedia. Ca n’est pas écrit par des chimpanzés, mais par des êtres humains de différents horizons. S’il y a une polémique, les « sceptiques » l’ajouteront sur WP, faites-leur confiance. Puis il y aura argument, contre-argument, peut-être un peu de bololo dans la page discussion… C’est souvent l’un des meilleurs reflets de l’état actuel des connaissances. Bien plus que les blogs en tout cas : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gardasil

(Si vous êtes anglophone, il y a aussi la page du CDC qui est pas mal). 

Dernier rappel : même si c’est la mode, être « lanceur d’alerte » peut arriver par hasard chez des esprits préparés, pour reprendre l’aphorisme de Louis Pasteur, dans un domaine particulier où souvent on est expert. Mais « lanceur d’alerte » n’est ni un métier, ni une vocation.

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#CNGE2018 : on en revient, et on partage !

Comment ça, je fais des billets faciles de remplissage ? C’est complètement faux, et je ne vous permets pas ! Considérez que ce billet de dimanche est le billet de mardi ^^ Bonne fête de Sainte Catherine à celles qui le souhaitent, et bon vent à ma thèse partie ce samedi à l’impression.

Alors, allons-y : le congrès national des généralistes enseignants, cuvée de la Loire 2018 à Tours, s’est bien déroulé en vrai et sur la toile, c’est le moment de faire le point !

Bilan en vrai 

J’ai présenté à 4 sessions orales et 4 sessions de poster (dont un doublé). Plusieurs personnes m’ont réclamé mes présentations (notamment sur la diversification alimentaire), donc les voici à votre disposition ci-dessous sur mon profil ResearchGate (en public ; accessibles en cliquant sur les liens puis « Download »…).

Tous les supports ont été réalisés par mes (plus ou moins) bons soins et ils sont libres : faites-en ce que vous voulez en termes de partage, sauf les publier en votre nom, ahah (bon bah donc c’est une licence CC-BY en fait). Les présentations seront également à disposition sur le site du congrès (et leur appli CNGE2018). Enfin, j’ai tout relayé sur Twitter, mais on y reviendra…

Présentations orales :

Présentations affichées (posters)

 

Celui qui relève TOUTES les petites blagounettes sur ces posters et présentations (en commentaire) gagne le droit de choisir le thème d’un prochain billet de blog ^^ (Oui, c’est très cher payé !)

Bilan du congrès, sur Twitter

Comme attendu, le congrès a été très relayé sur Twitter avec, selon Matthieu Calafiore en cérémonie de clôture, plus de 3300 tweets par 355 twittos. Le plus grand nombre de tweets et retweets est par @DrJohnFa, @MOSCHITOLAIN (Xavier Lainé), @compagn76398417 (Laurence Compagnon) et moi-même.

Cette annonce m’a fait me pencher sur le suivi des hashtags, qui peut être très intéressant pour ce genre d’évènements ou de façon plus globale (Twitter pour la recherche, j’en ai déjà parlé un peu ailleurs… et ça se popularise puisqu’il en était question samedi dernier dans le Quotidien du médecin par exemple…). Je n’ai pas trouvé l’outil de Matthieu et j’ai utilisé la version gratuite de TalkWalker donc je n’ai pas exactement le même nombre de tweets (3900 !), ni le même nombre de participants, ni le même classement !

Ainsi, pour le nombre de tweets originaux (RT exclus), le trio de tête est plutôt @DrJohnFa (premier incontesté et incontestable, avec 5 pouces par main), suivi par @GeluleMD et moi (l’ordre pour nous deux dépend si on parle du nombre de publications ou de la portée, Christine ayant par ailleurs un nombre indécent de followers :D). Evidemment, le rôle des retweeteurs n’est pas à négliger, et même s’ils n’apparaissent pas ici, c’est très bien que Laurence et Xavier aient été félicités pour leur participation mixte avec des tweets originaux et des RT d’autres tweets, qui permet d’avoir une vision large du congrès. Perso, je n’avais vraiment pas le temps de RT et finalement j’ai sûrement moins lu sur CE congrès que lors d’autres congrès où je ne vais pas… (Whaow, ce paragraphe où je ne m’en sors pas entre l’idée de présenter un outil, présenter un autre classement, donner à Christine sa place méritée sur le podium, en respectant le premier classement « officiel » de la cérémonie de clôture… Epique !). Enfin, le message clé c’est quand même que les (anciens) CCU de 2014, il faudrait les inviter à tous les congrès pour les relayer 😛 Et sûrement aussi qu’on a des profils de gens incapables d’écouter sans rien faire d’autre, et que tweeter nous permet de faire 2 choses en même temps, mais c’est un autre sujet…

Bref, avec TalkWalker, il y a des données amusantes à exploiter :

  • 125 participants actifs au congrès (sur 1500 inscrits environ) ; c’est moins qu’annoncé car on ne compte plus les retweets !
  • un sentiment globalement positif (je pense que c’est ininterprétable de toute façon : si on parle de violences par rapport à un poster, ça passe pour un sentiment négatif à tord),
  • 3900 tweets et 2900 engagements (pas mal comme impact pour 125 personnes !)
  • … la somme des tweets des 10 principaux « posteurs » a pu entraîner au maximum jusqu’à 460 000 lectures (soit 1 tweet lu par 460 000 personnes, soit 1 personne qui lit 460 000 tweets… soit plus probablement quelque chose d’intermédiaire !)
  • et une autre donnée capitale je pense, c’est que les « posteurs » sont principalement des employés de cuisine amateurs d’automobile… 😀 (cette dernière information semble un peu mal fichue…)

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Pour ma part, j’ai beaucoup relayé pour partager et garder une trace de ce qui s’est dit (les notes papier ou même sur informatique de congrès ne me servent à rien… au moins là j’ai une impression d’utilité par le partage). Je ne pensais pas être « si haut » dans le classement toutefois, puisque j’ai essayé de résumer au maximum chaque présentation (1 ou 2 tweets de messages-clés, plutôt qu’essayer de reproduire les présentations comme j’ai pu le faire à d’autres congrès par ailleurs). J’ai fait ça et j’ai fait des blocs : c’est-à-dire que je publiais tout « à la fin de la session ». Visiblement, ce mode de fonctionnement a plu à ma TL.

… attention, ça n’est pas une étude et ça n’est pas une preuve : ça ne concerne que MA TL avec ses particularités et tout ça, n’en tirez pas de message général. Mais ça me confortera dans mon choix pour la prochaine fois ; je pense qu’il faudra juste que je précise l’intitulé de la session dans le tweet « chapeau » qui lance chaque thread, pour gagner en clarté.

Vous pouvez retrouver ici mes différents fils de sessions :

Qu’est-ce que j’en retiens ? 

C’est ce que j’annonçais dans le précédent billet : on part 3 jours, on revient avec quelques nouvelles idées, mais lesquelles ? Je me suis prêté à l’exercice le samedi 24 (lendemain du congrès) et voilà ce que j’ai principalement retenu :

  • le WAST-test pour les violences : il va falloir que d’une façon ou d’une autre j’intègre ça à mes dossiers, pour être plus systématique dans cette recherche (comme pour les « autres » antécédents). Je vais passer à MediStory 4×4 en 2019, ça sera à faire à cette occasion,
  • le site VaccinClic (lillois en plus – qui a eu le prix du meilleur poster, cocorico !) semble permettre de répondre rapidement à des préjugés anti-vaccinaux et orienter les patients vers un site qui a l’avantage (étrange de dire ça) de ne pas être un site officiel et donc de ne pas traîner une image « officiel = appartient au complot »…
  • et… et c’est tout.

Pourtant, j’étais présent et j’ai participé activement (je n’ai fait que ça du congrès en fait…) Avec la préparation de ce billet, je peux rajouter d’autres points :

  • les vaccins anti-pneumococciques et anti-grippaux sont peu réalisés, notamment chez les patients sous anti-TNF-alpha : la CPAM devrait envoyer systématiquement un rappel aux patients pour lesquels elle a un remboursement de ces molécules (c’est tellement évident !)
  • les vidéos de WhyDoc + les vidéos de la CPAM / Matthieu Molimard + FORMeDoc + la plaquette de @PresqueRire peuvent être utiles pour bien présenter les inhalateurs
  • le score d’Alexandre pour le dépistage de la BPCO : âge > 40 ans, tabac > 10 PA, 1 exacerbation = aller plus loin ; réduction d’activité, expectorations et comorbidités = aller plus vite au diagnostic car probablement sévère ;
  • ECOGEN et l’observatoire de la médecine générale, c’est des bases vraiment chouettes ;
  • il n’y a « que » 100 soumissions par an à Exercer (moins que ce que je croyais) dont la moitié sont refusés d’emblée ; aller en relecture, c’est quasi être assuré d’être publié.

Je pourrais rajouter l’éclair de lucidité que j’ai eu sous forme d’aphorisme devant un diaporama : « 5 % de formés, 35 % qui se sentent aptes… on ne se trouve pas formé mais on se sent quand même apte : c’est presque une définition de la médecine. »

Enfin, j’ai aussi essayé de garder de côté des vagues idées de thèse avec le hashtag #ProjeteTaThese (il existe un hashtag #IdéeDeThèse, mais j’en voulais un que je retrouverais facilement a posteriori…)

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Est-ce vraiment suffisant ?

Le « coût » du congrès, c’est :

  • 3 jours à l’extérieur (dont 2 jours normalement travaillés),
  • un peu de fatigue quand même (un peu plus que 3 jours chez soi dans le canapé en tout cas),
  • quelques dépenses, chiffrées environ à 650€ (inscription, transport, hôtel, restaurants – calculé exprès pour les besoins du billet, sinon j’en suis encore en mars pour ma comptabilité, snif).

Et je retiens spontanément 2 informations 24h après la fin du congrès. Des informations que j’aurais potentiellement eu sur Twitter. Ahah. 

Pourtant, la qualité du congrès n’est pas en cause. Je n’étais pas allé au congrès du CNGE depuis 2015, et si à l’époque j’avais trouvé quelques sessions un peu longues ou déconnectées des soins, ça n’a pas du tout été le cas cette fois ! J’ai trouvé pertinent tout ce que j’ai entendu, avec des communications (et études) de qualité. C’était un très bon congrès, enthousiasmant pour l’avenir de la médecine générale universitaire. 

Mais si je veux me former, autant que je pose 2 jours, que je m’achète un bouquin de physiologie / rhumatologie / sémiologie / thérapeutique / éducation thérapeutique / psychologie / nutrition / médecine du sport, etc., et que je reste dans mon canapé à compulser ça. Je vais normalement retenir plus de 2 informations en 3 x 6 heures ^^

Le congrès permet certes d’avoir une vision ouverte sur plein de sujets… mais en fait, je me rends compte que mon fil Twitter remplit à merveille cette fonction. Par exemple, on a parlé de communication kiné-MG ou de méthodes validées de kinésithérapie : j’ai déjà de super comptes que je suis qui twittent régulièrement sur le sujet ; on a parlé de violences faites aux femmes ou de problématiques LBGT : je suis déjà plusieurs comptes sensibilisés, etc. 

Alors, pourquoi y aller (pour moi) ?

Parce que le congrès, c’est aussi (et surtout ?) une formidable IRL. J’ai vu et revu plein de monde, et je vais jouer au jeu de citer plein de gens et m’excuser à la fin pour ceux que j’ai oubliés :

  • évidemment Jonathan, Thibault et Ludovic avec qui nous avons partagé un aller mouvementé : train en retard et correspondance inattrapable, changement d’itinéraire, chocolat trop chaud, escale trop courte à Le Mans, posters oubliés à l’arrivée… Jonathan m’a logé, a récupéré mes posters, et nous avons partagé la chambre… 108 (comme le numéro mythique d’Exercer, et ça n’était même pas fait exprès !)

  • Laurence Rossignol du réseau Sentinelles, qui m’a filé un mug (#goodies) et avec qui on a pu parler un peu !
  • l’équipe de Lille (Bertrand, Christophe, Michel, Denis, Anita qui a dirigé la thèse du meilleur poster, Nassir croisé le dernier jour, Matthieu-modérateur-d’ouverture-et-clôture devant la photo de qui nous nous sommes pris en photo avec Jonathan en mode fan-boy…)
  • tous les twittos rencontrés lors du restaurant à « La souris gourmande » ou aux « Dix fûts » le lendemain : c’était un plaisir de (re)voir Elodie, Maritza, Emilie, Camille, Christine, Amélie, Véronique, Alexandre, Corentin, Jan, Guillaume… merci à @Dr_Agibus pour l’organisation !
  • @Dr_Agibus justement, qui fait une veille documentaire remarquable chaque semaine depuis l’invention de l’électricité et qui m’a dit être étonné par « tout ce que je fais » (c’est un peu le Pape qui te dit qu’il est impressionné par ta foi chrétienne en fait) ;
  • Emilie (@docteurmilie), pour la même raison en fait, puisqu’elle apprécie ce que je fais alors que normalement, c’est l’inverse ;
  • @DrZbigoudi29 avec qui nous avons couru 11 km (avec @DrJohnFa) le jeudi midi, sur les quais de Tours (note pour mon prochain congrès : prévoir un short de course datant de la décennie actuelle, et des chaussures de course) ;

  • Paul Frappé, qui m’a accueilli sur le stand CMGF par un « aaaah j’adore ce que tu fais » (alors qu’en fait, là encore, c’est complètement l’inverse : cf. allégorie papale ci-dessus) ;
  • Benoit de Prokov Editions, avec qui nous avons un peu échangé, et qui a dévalisé le Auchan local avec ses collègues pour pouvoir me filer des shokobons pour que j’arrête d’encenser sur Twitter l’assiette des concurrents (merci :D) ; sacré mémoire également, puisqu’il se souvenait que j’étais passé à son stand en 2016 et que j’y avais rencontré le médecin de la ville où je partirais en vacances l’été suivant (Servoz)
  • quelques chefs de clinique de MG de Lille, actuels ou future (Emeline, Anne, Axel, Jonathan, Gabriel, Gabrielle), avec qui nous avons mangé au Dagobert et parlé d’importants sujets de recherche (non scientifique :D),
  • l’équipe Exercer qui a invité les relecteurs à découvrir la nouvelle maquette du site et partager autour de nos expériences,
  • celles et ceux qui ont tenté le Bingo, bien que trop difficile cette année, désolé  ;

  • … et je m’excuse évidemment auprès de tous ceux que j’ai pu oublier ici, blablabla. C’est déjà un très long billet !

Voilà. Si je devais résumer mon #CNGE2018, aujourd’hui avec vous, je dirais que c’est d’abord des rencontres, des gens qui m’ont tendu la main ; et même si je n’en ai pas retenu grand-chose pour ma pratique, ce congrès m’a permis de prendre conscience à nouveau que Twitter est un mini-congrès tous les jours, et il m’a également permis de passer de chouettes journées et d’amusantes soirées. 

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#CNGE2018 : on y va !

Ça y est ! A partir de demain, le Congrès National des Garagistes Enervés a lieu à Tours, et on va brûler du pneuuuuuu ! \o/

Ah non, pardon, apparemment c’est le congrès national des généralistes enseignants et on va parler de marguerites et de concepts de médecine générale… Bon, c’est bien aussi.

Ne laissons pas Rémi ainsi...

Ne laissons pas Rémi ainsi…

J’y serai donc de l’ouverture (mercredi midi) à la clôture (vendredi soir), avec 4 présentations orales et 5 posters. J’essaierai d’y placer certains mots de Twittos : Dinosaure (DrPetronille) – Piscine (Nessajel) – Margoulin (Nessajel) – Licorne (Anna_L0g) – Tintinnabuler (LiseCG) – Conciliabule (MrFDA69) – Polynésie (docWillow) – Congélateur (docLilie) – Péremptoire (babou222) – Capillotracté (ElliotReid_MD) et Disruptif (docteurluxx). J’essaierai aussi de remplir le bingo…

Il est probable que je tweete assez largement sur les communications suivies, au cas où il y aurait des followers intéressés (et qui n’auraient pas pu faire le déplacement). Je vais essayer de tweeter sous forme de fil (les dernières versions de Twitter le permettent), c’est-à-dire en ne publiant qu’à la fin de la session, pour éviter d’inonder vos TL et pouvoir faire des threads un peu plus propres.

Si, malgré cette délicate attention, vous ne voulez pas entendre parler de ce congrès, je vais ajouter le hashtag #CNGE2018 partout et vous pourrez donc le muter :

Enfin, peut-être que vous serez là-bas et qu’on s’y croisera. A la fin, nous aurons tous quelques nouvelles idées d’enseignement, de méthodologie ou thématique de recherche voire d’amélioration de pratique clinique – mais globalement, soyons honnêtes, nous ne deviendrons pas des méga-super-soignants qui font tout bien au terme des 3 jours (aucun congrès ne permet ça), et finalement nous aurons appris moins de choses qu’en passant réellement 3 jours pleins à se former (… les congrès, ça se rapproche du cours magistral hein, il parait qu’on n’en retient pas grand-chose ^^).
Mais ça n’est pas grave : comme moi, vous avez dépensé plusieurs centaines d’euros (inscription, transport, hôtel), posé 3 jours de vacances non-payées, consacré de nombreuses heures pour vos communications orales et posters, et vous allez avoir une semaine surchargée dès votre retour…

Il doit donc y avoir une autre raison à notre réunion à Tours : peut-être les échanges conviviaux, peut-être la grande IRL du Twitter médical sous forme de communauté de la Marguerite… ou peut-être plus largement l’envie de s’amuser. Alors que le fun commence ! \o/

Poster 108 3/4, malheureusement non retenu

Poster 108 3/4, malheureusement non retenu

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Démences, billet 2 : principaux types de démences

On poursuit sur l’exploration des démences… Attention, ces billets sont denses, et évidemment pas rigolos… C’est vraiment pour ceux que ça intéresse ! ^^

Les critères diagnostiques cités dans le premier billet sur les démences permettent de retenir un diagnostic de démence. La démence est un syndrome clinique causé par la neuro-dégénérescence, qui implique un déclin progressif des capacités cognitives et de la capacité de mener une vie autonome  [21]. Nous aborderons ici les principaux types de démences, repris dans la classification de la CIM-10 : la démence d’Alzheimer, la démence vasculaire, la démence à corps de Lewy, la démence mixte, la dégénérescence lobaire fronto-temporale, la démence secondaire à l’abus de substances psychoactives et les troubles cognitifs liés à d’autres affections. Nous détaillerons uniquement les différents critères diagnostiques utilisées en 2018 pour la maladie d’Alzheimer.

Commençons par un petit résumé visuel…

Infographie

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Twitter et #DocTocToc : aussi un sujet de recherche…

Je crois que je viens, sans le vouloir, d’écrire un triptyque.
Il y a 15 jours, je proposais dans un billet pour les néo-internes quelques « outils » utiles, dont la plupart viennent de Twitter (#DragiWebdo qui a fêté son 200ème billet, les sites recensés par Michel Arnould… et Twitter lui-même !). Twitter est apprécié par les médecins (c’est la thèse d’Aurélie Dol dirigée par Matthieu Calafiore qui le dit).
La semaine dernière, je parlais de l’eczéma… et en filigrane la « puissance » de Twitter pour obtenir rapidement plusieurs avis et expériences pour des questions sans réponse univoque. C’est l’occasion parfaite aujourd’hui pour parler de ce hashtag #DocTocToc (ou #DocsTocToc), qui est un sujet intéressant à plein d’égards :

  • au quotidien, il permet à plein de praticiens d’avoir une réponse rapide à des questions de tout ordre (dermatologie, administratif, infectiologie en général…)
  • ces réponses sont souvent multi-professionnelles : généraliste, dermatologue, interniste, pharmacien, infirmier, étudiant…  Cette variété de réponses est même possible pour des gens ayant peu de followers (des Twittos convaincus mais non pratiquants) grâce au robot @DocTocTocBot codé par le Dr Jérôme Pinguet (@MedecineLibre)
  • le mot-clé permet aux professionnels de santé, par la lecture de questions et de réponses, de se former et faire de la veille  (en plus la lecture de questions de confrères permet parfois de lever un « scotome » – c’est-à-dire découvrir des réponses inattendues à des questions qu’on ne se serait même pas posées !)
  • il permet éventuellement à des autres lecteurs (patients, par défaut ^^) de voir un peu les arcanes de nos métiers, et faire passer un peu le message qu’on baigne dans l’incertitude, dans les croyances, dans les données scientifiques éparpillées, etc.,
  • pour les enseignants, ça peut être une source très utile de formation, puisque les questions révèlent des problèmes du quotidien (régulièrement administratif, dermatologique, infectieux…)
  • il constitue in fine un sujet de recherche potentiel et plusieurs thèses ont été menées dessus. Je connais au moins 4 thésards qui ont travaillé dessus : Sophia Serhrouchni (dirigée par Alexandre Marmatel), Adrien Salles (dirigée par Isabelle Cibois-Honnorat), Clotilde Berne (dirigée par Christophe Trivalle) et Jihann Bouarfa (dirigée par moi).

Petits messages clés de ces 4 thèses, qu’on peut retrouver en cherchant tout seul :

  • Concordance diagnostique entre les centres de télédermatologie et les réseaux sociaux utilisés comme outil de télémédecine comparativement aux experts (le lien mène à un résumé publié de communication en congrès) : les médecins utilisant les réseaux sociaux pour des avis sur les photos sont satisfaits (7,6/10), le nombre de bonnes réponses est similaire en télédermatologie et dans les réseaux sociaux (55 % et 60 %) avec une concordance moyenne. Il y a significativement plus de bonnes réponses lorsqu’un dermatologue répond sur les réseaux sociaux. 

  • Analyse du discours médical sur Twitter (le lien mène à un live-tweet de la thèse par @ICH8412) : l’analyse de 12 716 tweets utilisant le hashtag #Doc(s)TocToc entre juin 2012 et mars 2017 montre que 58 % des tweets viennent de médecins généralistes, qui twittent pendant leurs heures de travail ; les questions concernent des sujets variés de gynécologie, neurologie, infectiologie, pédiatrie, cardiologie, dermatologie, administratif

  • Bénéfices et inconvénients de Twitter pour communiquer et s’informer entre médecins généralistes : je n’ai pas d’informations (pas disponible a priori)… [EDIT du 31 octobre] La thèse vient d’être soutenue aujourd’hui et le directeur de thèse (Christophe Trivalle) en a fait un résumé sur Twitter 😉 Les médecins généralistes utilisateurs trouvent que Twitter est intéressant pour… se divertir (90 %), la formation continue (à 87 % !), rompre l’isolement (81 %), échanger sur les pratiques (67 %), prendre un avis sur un patient (à 60 %) et étendre son réseau (52 %). Les inconvénients principaux sont : les violences en ligne (71 %), le temps consacré (pour 61 % vs 39 % encore dans le déni :D), les problèmes éthiques (47 %).
  • #Doctoctoc / #Docstoctoc : Twitter comme outil d’entraide entre médecins (le lien mène au résumé sur le site de thèse) : l’analyse manuelle de 494 tweets entre mars et mai 2017 a montré que 90 % d’entre eux avaient une réponse, dont 13 % avec une source, 33 % avec plusieurs avis convergents.

Voilà voilà… Jérôme Pinguet critiquait dernièrement le fait que ces thèses sur Twitter ne soient pas accessibles. J’ai voulu tester ci-dessus et récupérer les informations… ça n’est pas évident en effet :-/ C’est dommage que l’analyse des données publiques soit privée…

Je mets donc ici à disposition la thèse de Jihann. Cette dernière étude sera présentée au congrès du CNGE sous forme de poster, en novembre 2018… cinq ans après mon premier poster (que j’avais fait très rapidement et n’avais pas pu présenter pour raison familiale) au même congrès, sur le même thème 😉 Je vous parlerai de ce congrès dans un prochain billet ! A mardi !

PS : Hier, j’ai reçu mes 5 bouquins du livre que j’ai écrit au premier semestre 2018 (surtout entre mars et juin pour être honnête). C’est toujours un plaisir certain de voir un projet finir de se concrétiser. Je vous reparlerai du déroulement dans un prochain post également 🙂

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