Dix rappels pour bien finir l’année

Le (petit) billet du jour est une série de rappels…

  1. La Terre n’est pas plate ; tout les gens sérieux le savent
  2. L’homéopathie n’est pas un médicament mais un placebo ; tous les gens sérieux le savent
  3. Le ministère de l’éducation nationale attend l’avis du Centre national d’études spatiales pour supprimer la Terre plate des programmes scolaires en 2019
  4. Le ministère de la santé attend l’avis de la Haute autorité de santé pour dérembourser l’homéopathie en 2019
  5. 2018 aura été l’année des fake news et mensonges propagés à tout va… c’est pénible, chronophage et dangereux. D’ailleurs, trois se cachent dans cette liste, les trouverez-vous ?
  6. Indice : ça n’est pas le point 4.
  7. Le 25 c’est Noël. Prévoyez vos cadeaux en avance.
  8. Je déteste les paradoxes.
  9. Jusqu’à Noël, il y a de superbes calendriers de l’avent un peu partout. Je vous ai parlé du géniallissime calendrier de l’avent 2018 du Netophonix, en cours de diffusion à cette adresse : http://avent.netophonix.com/2018. Allez-y ! Changez-vous les idées de ce blog qui ne parle que trop de médecine…
  10. J’ai un compte Twitter depuis juillet 2009 (ouch !) En ce moment, j’essaie d’y publier des mini-nouvelles à raison d’une par jour (maximum…) jusqu’à Noël. Voici les 3 premiers, les suivants seront à la suite.

A mardi prochain, pour un billet plus classique (a priori sur l’itinéraire d’un article gâté ;-))

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    Pépins sous le chalet : c’est bientôt parti !

    Petit billet bonus sur ce blog… La dernière fois au congrès, quelqu’un m’a demandé si je faisais autre chose que de la médecine.Comme d’habitude, j’ai répondu que je fais :
    1/de la musique depuis 1992 (de la trompette depuis 1995 et du piano depuis 2010).
    2/ un peu de course à pied depuis l’été 2007 (… j’ai commencé 11 semaines avant mon premier marathon ^^)
    Ce sont deux activités assez conventionnelles, simples à aborder.

    Mais en vrai, je consacre aussi un peu de temps à :
    3/ de l’écriture, depuis 2003 (j’ai quelques nouvelles sur mon site ; j’écris très peu depuis 2015).
    3bis/ … et notamment de l’écriture de sagas mp3 depuis 2005/2007 (quelques-unes sur mon site ; la liste est sur ma page NetoWiki).

    Pour une raison assez cocasse, dans cette activité de « scénariste de la sagasphère », je me suis (entre autre) retrouvé au scénario du Choc des Zéros et son making-of en 2007 (sorti en 2015), puis co-scénariste de Pépins sous le sapin (calendrier de l’avent 2016 du Netophonix, avec @now@n et Azmar) et cette année de… Pépins sous le chalet (calendrier de l’avent, qui va donc sortir à raison d’un épisode par jour du 1er au 25 décembre 2018).

    Ces 3 projets partagent un point commun important : un important nombre de voix différentes qui peuvent et doivent interagir ensemble. (Nous avons aussi beaucoup d’acteurs différents dans Et la Terre éclata… avec François TJP par exemple, mais ils n’ont pas à vivre la même histoire – sans lien, la saison 3 débutera en janvier 2019 !).

    Parlons donc de Pépins sous le chalet, le calendrier de l’avent 2018 du Netophonix.  

    Image

    Cliquez sur le lien et découvrez tous les calendriers de l’avent depuis 2007 ! 

    Pour l’organisation, on la doit à @JohnnyPigeon et @RanneMadsen. On ne leur doit pas que ça…

    Pour le scénario, j’ai sur ma to-do list « Le Netophonix fait du ski » depuis janvier 2017 ^^ L’idée d’un nouveau calendrier collaboratif a commencé à se disséminer en décembre 2017, puis le trio de scénaristes de Pépins sous le sapin (@now@n, Azmar et moi) nous sommes réunis pour prévoir le synopsis général, les grandes lignes au cours de plusieurs réunions en janvier. Une fois les idées principales sur le papier (en mars je crois), nous nous sommes répartis 8 épisodes chacun, comme en 2016… Sauf qu’entre les préparatifs du voyage à l’autre bout du monde en vue de manger des insectes pour @now@n, la BD « Chez le psy » pour Azmar, et la thèse pour moi, ça n’a pas été très évident ! Ainsi, Ranne Madsen (et Johnny) ont intégré l’équipe scénario à partir d’avril… au moment où l’écriture a vraiment commencé pour tout le monde ! Sans eux, il aurait manqué 9,5 épisodes ^^ (@now@n en a rédigé 2 x 0,5, Azmar 4 et moi 10,5). Bonne chance pour ceux qui voudront retrouver qui a écrit quel épisode, parce que malgré ces petits aléas, l’ensemble devrait être assez homogène grâce aux préparatifs en amont… 😉
    Voilà… Le 6 juin, après 18 réunions et de longues heures d’écriture (8-10h par épisode en moyenne avec les réécritures pour ma part), le scénario était complet ! Il ne nous restait plus qu’à changer le titre du projet… ^^

    Après ça, Johnny et Ranne ont découpé les voix de chaque épisode (un travail de titan), pour les distribuer à chacun des 79 acteurs (gloups !), qui se sont fait un plaisir d’enregistrer (et dérusher) entre le 16 juin et le 31 juillet.
    En parallèle, François TJP a préparé un pack de jingles (fait maison) pour donner à tous les réalisateurs, qui n’ont plus eu «  » » »qu' » » » » à assembler tout ça ^^ Emeryl a préparé le super design ci-dessous, et Aquatikelfik a préparé le site…

    Je ne vais pas spoiler l’équipe de 18 réalisateurs ou les 79 acteurs présents… mais il y a du beau monde 🙂 Le mastering final a été réalisé par Blast. Pendant ce temps, Emeryl a préparé le super design ci-dessous, et Aquatikelfik a préparé le site… Et le tout arrive dans vos oreilles à partir du samedi 1er décembre sur Netophonix !

    Image

    Que faire en attendant samedi ? Eh bien, vous pouvez commencer par (ré)écouter les 25 épisodes de Pépins sous le sapin. Ca n’est pas du tout obligatoire toutefois : si vous ne le faites pas, vous pouvez quand même nous écouter à partir du 1er décembre (allez, vous raterez quelques blagues si vous n’avez jamais entendu Pépins sous le sapin, mais vous comprendrez tout quand même à Pépins sous le chalet, pas de panique !) De la même façon, si vous ne connaissez pas le Netophonix, là aussi vous allez perdre quelques petites références… mais vous allez tout comprendre (on utilise très peu de caractéristiques pré-existantes à cette saga en fait).

    Du coup, comme tout le monde peut écouter… j’espère que vous serez nombreux à écouter et partager 🙂 Vous pourrez relayer sur les réseaux sociaux et tout et tout, parce que c’est ça 2018, c’est la folie, c’est le partage ! Et si l’envie vous prend de réaliser un mono et le soumettre, toutes les informations sont sur ce topic… Voilà, voilà, il y a tout pour passer une agréable fin d’année 😉

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      #CNGE2018 : on en revient, et on partage !

      Comment ça, je fais des billets faciles de remplissage ? C’est complètement faux, et je ne vous permets pas ! Considérez que ce billet de dimanche est le billet de mardi ^^ Bonne fête de Sainte Catherine à celles qui le souhaitent, et bon vent à ma thèse partie ce samedi à l’impression.

      Alors, allons-y : le congrès national des généralistes enseignants, cuvée de la Loire 2018 à Tours, s’est bien déroulé en vrai et sur la toile, c’est le moment de faire le point !

      Bilan en vrai 

      J’ai présenté à 4 sessions orales et 4 sessions de poster (dont un doublé). Plusieurs personnes m’ont réclamé mes présentations (notamment sur la diversification alimentaire), donc les voici à votre disposition ci-dessous sur mon profil ResearchGate (en public ; accessibles en cliquant sur les liens puis « Download »…).

      Tous les supports ont été réalisés par mes (plus ou moins) bons soins et ils sont libres : faites-en ce que vous voulez en termes de partage, sauf les publier en votre nom, ahah (bon bah donc c’est une licence CC-BY en fait). Les présentations seront également à disposition sur le site du congrès (et leur appli CNGE2018). Enfin, j’ai tout relayé sur Twitter, mais on y reviendra…

      Présentations orales :

      Présentations affichées (posters)

       

      Celui qui relève TOUTES les petites blagounettes sur ces posters et présentations (en commentaire) gagne le droit de choisir le thème d’un prochain billet de blog ^^ (Oui, c’est très cher payé !)

      Bilan du congrès, sur Twitter

      Comme attendu, le congrès a été très relayé sur Twitter avec, selon Matthieu Calafiore en cérémonie de clôture, plus de 3300 tweets par 355 twittos. Le plus grand nombre de tweets et retweets est par @DrJohnFa, @MOSCHITOLAIN (Xavier Lainé), @compagn76398417 (Laurence Compagnon) et moi-même.

      Cette annonce m’a fait me pencher sur le suivi des hashtags, qui peut être très intéressant pour ce genre d’évènements ou de façon plus globale (Twitter pour la recherche, j’en ai déjà parlé un peu ailleurs… et ça se popularise puisqu’il en était question samedi dernier dans le Quotidien du médecin par exemple…). Je n’ai pas trouvé l’outil de Matthieu et j’ai utilisé la version gratuite de TalkWalker donc je n’ai pas exactement le même nombre de tweets (3900 !), ni le même nombre de participants, ni le même classement !

      Ainsi, pour le nombre de tweets originaux (RT exclus), le trio de tête est plutôt @DrJohnFa (premier incontesté et incontestable, avec 5 pouces par main), suivi par @GeluleMD et moi (l’ordre pour nous deux dépend si on parle du nombre de publications ou de la portée, Christine ayant par ailleurs un nombre indécent de followers :D). Evidemment, le rôle des retweeteurs n’est pas à négliger, et même s’ils n’apparaissent pas ici, c’est très bien que Laurence et Xavier aient été félicités pour leur participation mixte avec des tweets originaux et des RT d’autres tweets, qui permet d’avoir une vision large du congrès. Perso, je n’avais vraiment pas le temps de RT et finalement j’ai sûrement moins lu sur CE congrès que lors d’autres congrès où je ne vais pas… (Whaow, ce paragraphe où je ne m’en sors pas entre l’idée de présenter un outil, présenter un autre classement, donner à Christine sa place méritée sur le podium, en respectant le premier classement « officiel » de la cérémonie de clôture… Epique !). Enfin, le message clé c’est quand même que les (anciens) CCU de 2014, il faudrait les inviter à tous les congrès pour les relayer 😛 Et sûrement aussi qu’on a des profils de gens incapables d’écouter sans rien faire d’autre, et que tweeter nous permet de faire 2 choses en même temps, mais c’est un autre sujet…

      Bref, avec TalkWalker, il y a des données amusantes à exploiter :

      • 125 participants actifs au congrès (sur 1500 inscrits environ) ; c’est moins qu’annoncé car on ne compte plus les retweets !
      • un sentiment globalement positif (je pense que c’est ininterprétable de toute façon : si on parle de violences par rapport à un poster, ça passe pour un sentiment négatif à tord),
      • 3900 tweets et 2900 engagements (pas mal comme impact pour 125 personnes !)
      • … la somme des tweets des 10 principaux « posteurs » a pu entraîner au maximum jusqu’à 460 000 lectures (soit 1 tweet lu par 460 000 personnes, soit 1 personne qui lit 460 000 tweets… soit plus probablement quelque chose d’intermédiaire !)
      • et une autre donnée capitale je pense, c’est que les « posteurs » sont principalement des employés de cuisine amateurs d’automobile… 😀 (cette dernière information semble un peu mal fichue…)

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      Pour ma part, j’ai beaucoup relayé pour partager et garder une trace de ce qui s’est dit (les notes papier ou même sur informatique de congrès ne me servent à rien… au moins là j’ai une impression d’utilité par le partage). Je ne pensais pas être « si haut » dans le classement toutefois, puisque j’ai essayé de résumer au maximum chaque présentation (1 ou 2 tweets de messages-clés, plutôt qu’essayer de reproduire les présentations comme j’ai pu le faire à d’autres congrès par ailleurs). J’ai fait ça et j’ai fait des blocs : c’est-à-dire que je publiais tout « à la fin de la session ». Visiblement, ce mode de fonctionnement a plu à ma TL.

      … attention, ça n’est pas une étude et ça n’est pas une preuve : ça ne concerne que MA TL avec ses particularités et tout ça, n’en tirez pas de message général. Mais ça me confortera dans mon choix pour la prochaine fois ; je pense qu’il faudra juste que je précise l’intitulé de la session dans le tweet « chapeau » qui lance chaque thread, pour gagner en clarté.

      Vous pouvez retrouver ici mes différents fils de sessions :

      Qu’est-ce que j’en retiens ? 

      C’est ce que j’annonçais dans le précédent billet : on part 3 jours, on revient avec quelques nouvelles idées, mais lesquelles ? Je me suis prêté à l’exercice le samedi 24 (lendemain du congrès) et voilà ce que j’ai principalement retenu :

      • le WAST-test pour les violences : il va falloir que d’une façon ou d’une autre j’intègre ça à mes dossiers, pour être plus systématique dans cette recherche (comme pour les « autres » antécédents). Je vais passer à MediStory 4×4 en 2019, ça sera à faire à cette occasion,
      • le site VaccinClic (lillois en plus – qui a eu le prix du meilleur poster, cocorico !) semble permettre de répondre rapidement à des préjugés anti-vaccinaux et orienter les patients vers un site qui a l’avantage (étrange de dire ça) de ne pas être un site officiel et donc de ne pas traîner une image « officiel = appartient au complot »…
      • et… et c’est tout.

      Pourtant, j’étais présent et j’ai participé activement (je n’ai fait que ça du congrès en fait…) Avec la préparation de ce billet, je peux rajouter d’autres points :

      • les vaccins anti-pneumococciques et anti-grippaux sont peu réalisés, notamment chez les patients sous anti-TNF-alpha : la CPAM devrait envoyer systématiquement un rappel aux patients pour lesquels elle a un remboursement de ces molécules (c’est tellement évident !)
      • les vidéos de WhyDoc + les vidéos de la CPAM / Matthieu Molimard + FORMeDoc + la plaquette de @PresqueRire peuvent être utiles pour bien présenter les inhalateurs
      • le score d’Alexandre pour le dépistage de la BPCO : âge > 40 ans, tabac > 10 PA, 1 exacerbation = aller plus loin ; réduction d’activité, expectorations et comorbidités = aller plus vite au diagnostic car probablement sévère ;
      • ECOGEN et l’observatoire de la médecine générale, c’est des bases vraiment chouettes ;
      • il n’y a « que » 100 soumissions par an à Exercer (moins que ce que je croyais) dont la moitié sont refusés d’emblée ; aller en relecture, c’est quasi être assuré d’être publié.

      Je pourrais rajouter l’éclair de lucidité que j’ai eu sous forme d’aphorisme devant un diaporama : « 5 % de formés, 35 % qui se sentent aptes… on ne se trouve pas formé mais on se sent quand même apte : c’est presque une définition de la médecine. »

      Enfin, j’ai aussi essayé de garder de côté des vagues idées de thèse avec le hashtag #ProjeteTaThese (il existe un hashtag #IdéeDeThèse, mais j’en voulais un que je retrouverais facilement a posteriori…)

      Capture d’écran 2018-11-24 à 11.07.27

      Est-ce vraiment suffisant ?

      Le « coût » du congrès, c’est :

      • 3 jours à l’extérieur (dont 2 jours normalement travaillés),
      • un peu de fatigue quand même (un peu plus que 3 jours chez soi dans le canapé en tout cas),
      • quelques dépenses, chiffrées environ à 650€ (inscription, transport, hôtel, restaurants – calculé exprès pour les besoins du billet, sinon j’en suis encore en mars pour ma comptabilité, snif).

      Et je retiens spontanément 2 informations 24h après la fin du congrès. Des informations que j’aurais potentiellement eu sur Twitter. Ahah. 

      Pourtant, la qualité du congrès n’est pas en cause. Je n’étais pas allé au congrès du CNGE depuis 2015, et si à l’époque j’avais trouvé quelques sessions un peu longues ou déconnectées des soins, ça n’a pas du tout été le cas cette fois ! J’ai trouvé pertinent tout ce que j’ai entendu, avec des communications (et études) de qualité. C’était un très bon congrès, enthousiasmant pour l’avenir de la médecine générale universitaire. 

      Mais si je veux me former, autant que je pose 2 jours, que je m’achète un bouquin de physiologie / rhumatologie / sémiologie / thérapeutique / éducation thérapeutique / psychologie / nutrition / médecine du sport, etc., et que je reste dans mon canapé à compulser ça. Je vais normalement retenir plus de 2 informations en 3 x 6 heures ^^

      Le congrès permet certes d’avoir une vision ouverte sur plein de sujets… mais en fait, je me rends compte que mon fil Twitter remplit à merveille cette fonction. Par exemple, on a parlé de communication kiné-MG ou de méthodes validées de kinésithérapie : j’ai déjà de super comptes que je suis qui twittent régulièrement sur le sujet ; on a parlé de violences faites aux femmes ou de problématiques LBGT : je suis déjà plusieurs comptes sensibilisés, etc. 

      Alors, pourquoi y aller (pour moi) ?

      Parce que le congrès, c’est aussi (et surtout ?) une formidable IRL. J’ai vu et revu plein de monde, et je vais jouer au jeu de citer plein de gens et m’excuser à la fin pour ceux que j’ai oubliés :

      • évidemment Jonathan, Thibault et Ludovic avec qui nous avons partagé un aller mouvementé : train en retard et correspondance inattrapable, changement d’itinéraire, chocolat trop chaud, escale trop courte à Le Mans, posters oubliés à l’arrivée… Jonathan m’a logé, a récupéré mes posters, et nous avons partagé la chambre… 108 (comme le numéro mythique d’Exercer, et ça n’était même pas fait exprès !)

      • Laurence Rossignol du réseau Sentinelles, qui m’a filé un mug (#goodies) et avec qui on a pu parler un peu !
      • l’équipe de Lille (Bertrand, Christophe, Michel, Denis, Anita qui a dirigé la thèse du meilleur poster, Nassir croisé le dernier jour, Matthieu-modérateur-d’ouverture-et-clôture devant la photo de qui nous nous sommes pris en photo avec Jonathan en mode fan-boy…)
      • tous les twittos rencontrés lors du restaurant à « La souris gourmande » ou aux « Dix fûts » le lendemain : c’était un plaisir de (re)voir Elodie, Maritza, Emilie, Camille, Christine, Amélie, Véronique, Alexandre, Corentin, Jan, Guillaume… merci à @Dr_Agibus pour l’organisation !
      • @Dr_Agibus justement, qui fait une veille documentaire remarquable chaque semaine depuis l’invention de l’électricité et qui m’a dit être étonné par « tout ce que je fais » (c’est un peu le Pape qui te dit qu’il est impressionné par ta foi chrétienne en fait) ;
      • Emilie (@docteurmilie), pour la même raison en fait, puisqu’elle apprécie ce que je fais alors que normalement, c’est l’inverse ;
      • @DrZbigoudi29 avec qui nous avons couru 11 km (avec @DrJohnFa) le jeudi midi, sur les quais de Tours (note pour mon prochain congrès : prévoir un short de course datant de la décennie actuelle, et des chaussures de course) ;

      • Paul Frappé, qui m’a accueilli sur le stand CMGF par un « aaaah j’adore ce que tu fais » (alors qu’en fait, là encore, c’est complètement l’inverse : cf. allégorie papale ci-dessus) ;
      • Benoit de Prokov Editions, avec qui nous avons un peu échangé, et qui a dévalisé le Auchan local avec ses collègues pour pouvoir me filer des shokobons pour que j’arrête d’encenser sur Twitter l’assiette des concurrents (merci :D) ; sacré mémoire également, puisqu’il se souvenait que j’étais passé à son stand en 2016 et que j’y avais rencontré le médecin de la ville où je partirais en vacances l’été suivant (Servoz)
      • quelques chefs de clinique de MG de Lille, actuels ou future (Emeline, Anne, Axel, Jonathan, Gabriel, Gabrielle), avec qui nous avons mangé au Dagobert et parlé d’importants sujets de recherche (non scientifique :D),
      • l’équipe Exercer qui a invité les relecteurs à découvrir la nouvelle maquette du site et partager autour de nos expériences,
      • celles et ceux qui ont tenté le Bingo, bien que trop difficile cette année, désolé  ;

      • … et je m’excuse évidemment auprès de tous ceux que j’ai pu oublier ici, blablabla. C’est déjà un très long billet !

      Voilà. Si je devais résumer mon #CNGE2018, aujourd’hui avec vous, je dirais que c’est d’abord des rencontres, des gens qui m’ont tendu la main ; et même si je n’en ai pas retenu grand-chose pour ma pratique, ce congrès m’a permis de prendre conscience à nouveau que Twitter est un mini-congrès tous les jours, et il m’a également permis de passer de chouettes journées et d’amusantes soirées. 

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        #CNGE2018 : on y va !

        Ça y est ! A partir de demain, le Congrès National des Garagistes Enervés a lieu à Tours, et on va brûler du pneuuuuuu ! \o/

        Ah non, pardon, apparemment c’est le congrès national des généralistes enseignants et on va parler de marguerites et de concepts de médecine générale… Bon, c’est bien aussi.

        Ne laissons pas Rémi ainsi...

        Ne laissons pas Rémi ainsi…

        J’y serai donc de l’ouverture (mercredi midi) à la clôture (vendredi soir), avec 4 présentations orales et 5 posters. J’essaierai d’y placer certains mots de Twittos : Dinosaure (DrPetronille) – Piscine (Nessajel) – Margoulin (Nessajel) – Licorne (Anna_L0g) – Tintinnabuler (LiseCG) – Conciliabule (MrFDA69) – Polynésie (docWillow) – Congélateur (docLilie) – Péremptoire (babou222) – Capillotracté (ElliotReid_MD) et Disruptif (docteurluxx). J’essaierai aussi de remplir le bingo…

        Il est probable que je tweete assez largement sur les communications suivies, au cas où il y aurait des followers intéressés (et qui n’auraient pas pu faire le déplacement). Je vais essayer de tweeter sous forme de fil (les dernières versions de Twitter le permettent), c’est-à-dire en ne publiant qu’à la fin de la session, pour éviter d’inonder vos TL et pouvoir faire des threads un peu plus propres.

        Si, malgré cette délicate attention, vous ne voulez pas entendre parler de ce congrès, je vais ajouter le hashtag #CNGE2018 partout et vous pourrez donc le muter :

        Enfin, peut-être que vous serez là-bas et qu’on s’y croisera. A la fin, nous aurons tous quelques nouvelles idées d’enseignement, de méthodologie ou thématique de recherche voire d’amélioration de pratique clinique – mais globalement, soyons honnêtes, nous ne deviendrons pas des méga-super-soignants qui font tout bien au terme des 3 jours (aucun congrès ne permet ça), et finalement nous aurons appris moins de choses qu’en passant réellement 3 jours pleins à se former (… les congrès, ça se rapproche du cours magistral hein, il parait qu’on n’en retient pas grand-chose ^^).
        Mais ça n’est pas grave : comme moi, vous avez dépensé plusieurs centaines d’euros (inscription, transport, hôtel), posé 3 jours de vacances non-payées, consacré de nombreuses heures pour vos communications orales et posters, et vous allez avoir une semaine surchargée dès votre retour…

        Il doit donc y avoir une autre raison à notre réunion à Tours : peut-être les échanges conviviaux, peut-être la grande IRL du Twitter médical sous forme de communauté de la Marguerite… ou peut-être plus largement l’envie de s’amuser. Alors que le fun commence ! \o/

        Poster 108 3/4, malheureusement non retenu

        Poster 108 3/4, malheureusement non retenu

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          A propos du dossier médical partagé (DMP) en quelques threads

          Ceci est le premier billet de blog lancé sur la toile après l’ère de Stan Lee. RIP.

          La semaine dernière avait lieu la conférence du directeur de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de la Ministre de la Santé sur le dossier médical partagé. Je n’ai pas écouté la conférence, mais j’en ai lu quelques brides.
          Il y a des annonces, c’est sûr. Par exemple celle-ci.

          C’est hyper pratique en réalité, notamment pour un patient qu’on ne connait pas et qui a une connaissance partielle de son traitement (« euh, la pilule bleue et jaune du matin, puis le sachet là le midi »). Bon, c’est vrai que ça existe déjà dans nos logiciels, mais là en plus c’est PARTAGÉ avec le patient et surtout avec ceux qui ont des logiciels qui ne le permettaient pas… 

          Obtenir l'historique des remboursements en deux clics

          Obtenir l’historique des remboursements en deux clics

          Alors, bien sûr, si on avait la possibilité de redémarrer une partie du jeu « La France » à partir de zéro, comme on redémarre une partie de Mario, Zelda ou autre, eh bien oui, avoir des données de santé facilement partageables serait un gain de temps, d’argent, d’énergie, de ressources humaines, et de données disponibles pour la recherche absolument inestimable. Il y aurait des questionnements en matière d’éthique et de sécurité, mais globalement ça serait formidable. On aurait des gens qui seraient payés pour vérifier la qualité des données, et des soignants tellement nombreux sur le territoire qu’on pourrait prendre 30 minutes en consultation pour remplir des petits questionnaires validant les codages faits dans ces dossiers.

          Sauf qu’a priori, le reboot n’est pas faisable, et il faut donc soit imposer le DMP, soit faire avec l’existant.

          Imposer le DMP, ça n’est pas prévu, et tant mieux. (J’en profite pour mettre ce premier lien qui est un bon résumé du projet). 

          Et l’existant, c’est quoi ?

          1 – un DMP dans lequel on a mis pas mal d’argent (pour ne pas ressortir une autre expression) depuis 2004 et que, pour des raisons probablement liées au biais cognitif des coûts irrécupérables (voir ici la super vidéo de David Louapre), l’Etat ne parvient jamais à réformer complètement, donnant toujours l’impression d’un train de retard – avis personnel (thread 1, thread 2).

          2 – tout un tas de logiciels en ville, en milieu hospitalier, en EHPAD, de qualité très variable (certains très bons, certains ayant obtenu une certification leur ayant permis d’être commercialisés en dépit du bon sens), qui n’arrivent pas à communiquer entre eux pour des raisons pratiques, légales ou stupides (thread 3, thread 4).

          3 – aucun lien de communication entre les logiciels existants et le DMP, alors que la démographie médicale actuelle impose de faire des choix.

          En gros, pour une consultation avec un vaccin au décours de celle-ci (ou un suivi du nourrisson, etc.), le médecin prend déjà le temps de remplir son dossier et son carnet de vaccination électronique, le carnet de vaccination papier (ou carnet de santé) du patient, une feuille de soins papier/électronique (pour que la CPAM rembourse le patient qui a cotisé à la CPAM pour être remboursé)… voire un dossier supplémentaire s’il est en visite en EHPAD (ce qui, avec le vieillissement de la population, va plutôt devenir de plus en plus fréquent).
          S’il n’y a pas de lien de communication et si on doit dupliquer le remplissage de dossier sur un autre logiciel pour chaque consultation, personne ne le fera. Parce qu’on manque de médecins. Parce qu’on manque de temps médical (thread 5). Et le manque de temps médical est d’ailleurs bien connu par ceux qui « vendent » le DMP.

          Ce tweet m’a agacé (que celui qui ne s’est jamais agacé tout seul devant un tweet me paie la première bière).

          « On manque de temps médical » alors « le patient va ouvrir lui-même son DMP ».
          Je… ? « On manque de boulangers » alors « le client va apporter lui-même sa farine à son boulanger ». A quel moment il faut trouver que c’est une super idée au juste ?
          Au cas où ça ne serait pas clair : le problème est beaucoup moins l’ouverture que le remplissage du DMP.
          Par contre, c’est vrai que si le patient a investi du temps et de l’énergie dans l’ouverture de son DMP, ce sera lui qui fera pression auprès des médecins pour remplir le DMP… Et la pression des patients ça marche pas si mal : c’est même pour ça que les deux mots les plus manuscrits par les médecins sont « NON SUBSTITUABLE ».
          La prochaine étape devrait donc être une campagne d’envergure pour dire aux patients « ouvrez votre DMP : améliorez votre santé » (en plus ça rime). D’autant qu’il est prévu qu’il y aura 40 millions de dossiers ouverts sous 5 ans, je ne vois pas comment ils pourraient y parvenir sans des messages globaux incitatifs.

          Le forcing, ça peut finir par payer… mais si on veut vraiment passer un jour au DMP (sans rebooter le jeu « la France »), il faudra probablement passer par une étape de prise en considération des problèmes existants. Allons-y pour une vision de la santé en 2018 autour de la thématique du DMP, avec les quelques threads annoncés plus haut (il faut cliquer sur le tweet et dérouler si ça vous intéresse). 

          Thread 1 Sur l’aspect pratique du DMP :

          Thread 2 Sur la sécurité du DMP :

          Thread 3 Sur le partage des données à l’hôpital en 2018 :

          Thread 4 Sur la qualité douteuse de certains logiciels en EHPAD en 2018 :

          D’autres Twittos ont balancé d’autres noms de logiciels de grande « qualité ».

          Thread 5 Sur la difficulté de l’Etat à capter que le problème de la santé, c’est qu’on manque de temps à cause notamment du creux du numerus clausus qui est de leur faute en fait, un peu, donc bon, voilà, hein (thread 6).

          Bonus Thread 6 Sur le creux du numerus clausus

          Au total, je vois 3 sorties actuellement pour le DMP tel qu’il a été pensé :

          • l’imposer à tout le monde, en supprimant les logiciels métiers. Ca n’est pas possible et ça n’est pas prévu actuellement.
          • l’abandonner malgré les 14 ans de développement et régler les problèmes qui continuent à pourrir la vie de tout le monde depuis ce temps. Il y en a quelques-uns cités dans les threads. Ca serait déjà un progrès…
          • le rendre capable de communiquer avec tous les logiciels de façon ultra simple ET efficace. 2 logiciels identiques dans 2 hôpitaux différents n’arrivent déjà pas à communiquer, donc c’est mal barré. Mais c’est vraiment la seule solution que je vois pour que ça fonctionne. Et quand ça fonctionnera, que ça sera simple, que ça sera archi sécurisé, alors ça sera utile pour tout le monde (patients, professionnels de santé, chercheurs…). Excelsior !

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